Sauver les gorilles par la coopération transfrontière

Le 01 avril 2011 par Célia Fontaine
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La législation sur les espèces sauvages dans les 10 pays d'Afrique ayant des populations de gorilles doit être renforcée, ont indiqué les participants[1] d’une réunion de l'Organisation des Nations unies (ONU) le 29 et 30 mars à Kigali (Rwanda).

Il existe actuellement 4 sous-espèces de gorilles en Afrique de l'Est et Afrique centrale. Ces grands singes jouent un rôle-clé dans l'écologie des forêts et pour les populations qui en dépendent, mais ils sont menacés par le commerce de viande de brousse et d'espèces sauvages. Aussi, la collaboration transfrontalière est «essentielle pour la réussite de la protection des gorilles», indique le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) dans un communiqué du 31 mars.

L'ONU collabore déjà étroitement avec Interpol et les gouvernements nationaux afin d'endiguer le commerce de grands singes vivants, de viande de brousse, ainsi que la coupe illégale de bois. De son côté, la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) a pris un accord entré en vigueur en 2008 pour la conservation des gorilles et de leurs habitats. Cet accord «fournit le cadre d'une coopération régionale pour la protection des gorilles sur le long terme dans les 10 pays du bassin du Congo, du Nigéria à l'ouest à l'Angola au sud, en passant par l'Ouganda à l'est», précise le Pnue.

Pour le moment, 6 pays de l'aire de répartition ont signé cet accord, à savoir la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo (RDC), le Gabon, le Nigéria et le Rwanda.

Mais il faut aller plus loin pour lutter contre ces «crimes contre les espèces sauvages».

C’est pourquoi le directeur de l’unité d’Interpol spécialisée Crime, Bernd Rossbach, appelle tous les pays à «élaborer une approche multidisciplinaire» et à utiliser le réseau du Bureau central national établi par Interpol, ainsi que son Programme de crimes contre l'environnement, afin de communiquer les informations touchant aux gorilles. Il a également recommandé que les pouvoirs répressifs et la formation des gardes forestiers soient renforcés.

La réunion s'est donc mise d'accord sur une collaboration transfrontière, ainsi qu’une coordination avec les missions de consolidation de la paix de l'ONU, telles que Monusco, la mission mandatée pour assurer la protection des civils, du personnel humanitaire et du personnel chargé de défendre les droits de l’homme qui se trouvent sous la menace imminente de violences physiques en République démocratique du Congo.



[1] Des représentants de gouvernements, le Programme de protection des grands singes (Grasp), Interpol, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites), le réseau de contrôle du commerce des espèces sauvages Traffic



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