Saturnisme : les enfants se rétablissent plus vite que dans les années 1990

Le 11 janvier 2011 par Sabine Casalonga
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

 

Les enfants dépistés pour saturnisme entre 2002 et 2006 en Ile-de-France ont vu leur taux de plomb dans le sang diminuer plus rapidement que les enfants dépistés entre 1992 et 1996, selon une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 11 janvier.

Trois chercheurs de la cellule InVS en Ile-de-France et du centre antipoison et de toxicovigilance de Paris ont conduit une étude auprès de 5.910 enfants de la région parisienne, âgés de 6 mois à 7 ans, dépistés pour saturnisme[1] (plombémie (Pb) égale ou supérieure à 100 microgrammes par litre) entre 1992 et 2006, afin d’estimer si le délai de retour à une plombémie « acceptable » (Pb <100 μg/l) avait évolué favorablement au cours du temps.

D’après leurs résultats, la fréquence du retour à une plombémie acceptable dépend de la sévérité de l’intoxication, mais également de la période du dépistage. 75 % des enfants les plus intoxiqués (Pb >450 μg/l) lors du dépistage récent (2002-2006) ont ainsi retrouvé un taux de plomb acceptable au bout de 4,5 ans, contre 8,5 ans pour le dépistage plus ancien (1992- 1996). Pour les enfants les moins intoxiqués (Pb <250 μg/l), ce délai est passé de 3,5 ans à 1,5 ans.

Cette évolution favorable s’expliquerait par une amélioration de la prise en charge médico-sociale, la mise sur le marché d’un nouveau médicament administrable à domicile, ainsi que par l’évolution de la règlementation, incluant l’obligation de réaliser des travaux dans les logements concernés. En France, et notamment en Ile-de-France, la principale source d’exposition est représentée par la dégradation des peintures au plomb, situées dans les logements anciens.

« Seul le dépistage précoce des enfants à risque d’intoxication saturnine est susceptible de diminuer la gravité des intoxications s’il est suivi immédiatement d’actions médico-sociales spécifiques », concluent-ils.

Le saturnisme infantile a fortement baissé depuis 15 ans en France, même s’il concerne encore plus de 5.000 enfants, selon l’enquête nationale de l’InVS publiée en mai 2010 [voir le JDLE].



[1] Le saturnisme infantile est défini réglementairement par un taux de plomb dans le sang supérieur à 100 microgrammes par litre (μg/l) chez un enfant de moins de 18 ans.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus