Saturnisme : encore plus de 5.000 cas en France

Le 28 mai 2010 par Sabine Casalonga
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

 

Le saturnisme infantile a fortement baissé depuis 15 ans en France, même s’il concerne encore plus de 5.000 enfants, selon les premiers résultats de l’enquête nationale de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publiée le 27 mai.

 

Conduite en 2008-2009, auprès de 3.255 individus, l’étude montre que le nombre d’enfants ayant un taux de plomb dans le sang supérieur à 100 microgramme par litre (μg/L) [définition du saturnisme infantile] a été divisé par 20 depuis l’étude précédente menée en 1995-1996. L’estimation de la prévalence du saturnisme est, en effet, passée de 2,1% à 0,1% ce qui correspond à 5.333 enfants sur l’ensemble de la France, dont 4.400 enfants en métropole (84.000 en 1995). La moyenne des plombémies (15,1 µg/L) légèrement supérieure chez les garçons, ne varie pas significativement ni avec l’âge ni avec les régions.

 

« L’objectif de la loi relative à la politique de santé publique de 2004 qui visait une diminution de la prévalence de moitié est donc largement atteint » se félicite la Direction générale de la santé (DGS) dans un communiqué. « Ces bons résultats montrent que les actions de prévention menées depuis 15 ans ont été efficaces : suppression de l’essence au plomb, amélioration de l’alimentation, traitement des eaux de distribution publique, amélioration de l’habitat, contrôle des émissions industrielles… »

 

La DGS reconnaît toutefois que les cas restants sont encore préoccupants. « Il s’agit pour la plupart d’enfants qui cumulent certains facteurs tels habitat dégradé, suroccupation du logement, environnement social défavorisé… » Par ailleurs, 25% des enfants présentent une plombémie supérieure à 25 μg/L, une concentration suffisante pour induire des effets sur le développement cognitif et moteur, selon des études récentes.

 

En conclusion, la DGS et l’InVS préconisent d’identifier les sources d’exposition pour diminuer l’imprégnation des enfants, mais aussi d’améliorer le repérage des enfants intoxiqués. 300 nouveaux cas tous âges confondus (0 à 17 ans) sont recensés chaque année.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus