Sarkozy s’oppose toujours à la fracturation hydraulique

Le 20 décembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Nicolas Sarkozy a réaffirmé, mardi 20 décembre, le refus du gouvernement d'autoriser l'exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique, en marge d'un déplacement en Ardèche où des manifestants proclamaient leur hostilité à cette technique.??
 
A l'issue d'un échange avec des professionnels de santé dans une maison médicale des Vans (Ardèche), le chef de l'Etat s'est vu remettre par le maire de la commune, Bruno Vigier, une lettre du collectif Stop au gaz de schiste.??
 
«Dites-leur que je n'autoriserai pas l'exploitation du gaz de schiste par fragmentation hydraulique, lui a répondu N. Sarkozy, je sais que Total a déposé un recours mais de toute façon, pour nous, ce sera non.»
 
Plusieurs dizaines de personnes ont profité de la visite aux Vans de Nicolas Sarkozy pour redire bruyamment, à bonne distance du chef de l'Etat, leur hostilité à l'exploitation du gaz de schiste, avant d'être dispersées sans ménagement par d'importantes forces de l'ordre.??
 
S’appuyant sur la loi du 13 juillet 2011, qui interdit la fracturation hydraulique, le gouvernement avait annoncé le 3 octobre l'abrogation des trois permis d'exploration d'hydrocarbures visant exclusivement le gaz de schiste.??
 
Le groupe Total avait alors exprimé sa surprise, affirmant s'être explicitement engagé, dans son dossier remis au gouvernement, à ne pas utiliser la fracturation hydraulique contrairement à l'autre entreprise sanctionnée, l'Américain Schuepbach.??
 
Argumentation repoussée par la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, selon laquelle «le rapport de Total n’était pas crédible», puisque la fracturation hydraulique est la seule technique d’exploration possible pour le gaz de schiste. Ce qui n’est pas tout à fait vrai.
 
Aux Etats-Unis et au Canada, certains gaziers injectent du propane pour faire ressortir le gaz piégé dans la roche plutôt que de la fracturer avec de l’eau sous pression et des additifs chimiques.
 
Le 13 décembre, le pétrogazier français a attaqué la décision ministérielle devant le tribunal administratif. «Loin de nous l’idée de vouloir faire la guerre au gouvernement. Notre choix est celui de la crédibilité et de la cohérence. Nous avons respecté la loi et ne comprenons pas pourquoi nous avons été sanctionnés», expliquait, Bruno Courme, directeur de Total Gas Shale Europe, dans un entretien accordé au Monde.


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