Sarkozy prône la rupture en matière de politique énergétique

Le 26 octobre 2007 par Victor Roux-Goeken
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Grenelle
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Gel des réacteurs nucléaires, réduction du nucléaire dans la consommation, plus de 20% d’énergies renouvelables d’ici 2020, autonomie énergétique pour la Corse et l’outre-mer, refonte du système d’échange des quotas de CO2: le chef de l’Etat est allé plus loin que ce qu’espéraient les ONG dans le domaine d’énergie. Mais il est resté flou sur la «taxe climat-énergie».

En matière d'énergie, «nous avons deux objectifs, a déclaré hier 25 octobre Nicolas Sarkozy dans son discours de clôture du Grenelle de l'environnement. Réduire la consommation et augmenter la part d'électricité sans carbone à 95%».

Le chef de l'Etat a annoncé le lancement d'un programme d'énergies renouvelables «avec la même ambition que le programme nucléaire engagé en 1974. Nous voulons faire de la France le leader des énergies renouvelables, avec de meilleurs objectifs en 2020 que ceux de l'Union européenne», soit plus de 20% d'électricité renouvelable.

Sur le nucléaire, le président de la République a assuré «ne pas avoir d'autre choix, sauf à renoncer à la croissance. Cela ne signifie nullement que c'est la seule arme pour lutter.» La France devrait donc continuer à faire de la recherche sur le nucléaire sans omettre les énergies renouvelables. «Là où nous dépenserons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons un euro pour les énergies propres et la prévention des dangers pour l'environnement.» Enfin, le gel de la construction des réacteurs a été annoncé, sans aborder la question de l'EPR.

Soulevant des rires dans le public, Nicolas Sarkozy a plaidé pour l'indépendance corse… d'un point de vue énergétique. «On peut donner à ces territoires [hors Hexagone] la possibilité d'être des laboratoires de recherche en autonomie énergétique: dès 2008, nous engagerons le programme Réunion 2030.»

Les appareils ménagers et hi-fi les plus consommateurs d'énergie seront interdits. «Dès 2010, ce sera la fin des ampoules à incandescence et des vitres simple vitrage».

Enfin, le chef de l'Etat souhaite une refonte du système d'échange européen des quotas de CO2 en « attribuant les droits à polluer aux enchères, jusqu'à 100% selon les industries, et par secteur plutôt que par pays.»

Censée être la marque de réussite du Grenelle ou non, selon Nicolas Hulot, le président est resté flou sur une éventuelle taxe sur les énergies fossiles. Il s'est engagé à «ce que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d'une taxe climat-énergie en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail pour préserver le pouvoir d'achat et la compétitivité». Le terme de «taxe climat-énergie» a donc été choisi au détriment de la taxe carbone. Mais Nicolas Sarkozy ne précise sa nature exacte, ni de calendrier précis concernant sa mise en place.




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