Santé: mais à quoi servent les règlements Reach et CLP?

Le 07 septembre 2016 par Marine Jobert
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Une règlementation en évolution.
Une règlementation en évolution.
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La Commission européenne tente de trouver les moyens d’évaluer les bienfaits sanitaires et environnementaux des règlements Reach et CLP. Exercice périlleux, et finalement opaque.

L’Union européenne a-t-elle réussi à endiguer la contamination des Européens par la chimie de synthèse? C’est ce qu’essaie péniblement d’évaluer la Commission européenne, en tentant d’établir des indicateurs pour surveiller les bénéfices de deux règlementations en théorie destinées à protéger la santé des consommateurs et de l’environnement: le règlement CLP de 2008, relatif à la classification, l’étiquetage et l'emballage des substances et des mélanges, et le règlement Reach de 2006 concernant l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques. Une étude nourrie de bases de données sur la production, le commerce, l’utilisation et les émissions de produits chimiques dans une quinzaine de pays de l’Union, de données de monitoring sur les humains, de données sur les concentrations en polluants dans le milieu naturel et de statistiques sur le poids des maladies.

Effets à long terme

Des résultats, reconnaît la Commission, qu’il faut prendre avec prudence, car ces deux seules règlementations ne peuvent pas expliquer à elles seules les évolutions constatées en matière de santé ou d’environnement, qui sont le résultat de plusieurs facteurs et dont l’identification peut varier au gré des méthodes statistiques adoptées par les Etats. Sans compter que les effets de la chimie de synthèse sur la santé ne sont souvent visibles qu’après de longues années, ce qui complique leur visibilité statistique. Quelle fraction attribuer à l’exposition aux produits chimiques, se demande l’étude, qui a toutefois tenté de quantifier la chose.

Deux pathologies

Les maladies de peau et les problèmes respiratoires (type asthme) dans le cadre du travail sont les pathologies les mieux étudiées dans ce rapport. En se fondant sur les données de deux Etats seulement, la Commission fait valoir que la réduction progressive de ces pathologies causées par l’exposition à des substances chimiques aurait permis d’économiser respectivement entre 1,59 et 1,87 millions d’euros et 249,9 M€ entre 2004 et 2013.

Autres facteurs

D’autres facteurs qui n’ont rien à voir avec Reach ou CLP entrent en compte, reconnaît la Commission. Comme une plus grande vigilance sur la santé et la sécurité des travailleurs, l’adoption de mesures de gestion du risque, le retrait ou des restrictions sur des produits toxiques pour la peau et le système respiratoire, ou encore le nombre décroissant d’ouvriers exposés à des produits toxiques grâce à des améliorations des procédés.

Le tout en 388 pages.

 

 



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