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Santé: les incohérences de Devedjian

Le 01 février 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le président du conseil général des Hauts-de-Seine sabre le budget de 2 associations.
Le président du conseil général des Hauts-de-Seine sabre le budget de 2 associations.

C’est une première!

Depuis 1979, année de sa création, Airparif voyait son budget abondé par le département des Hauts-de-Seine, l’un des plus riches de France. C’est terminé.

Vendredi 25 janvier, lors du vote du budget, le conseil général, suivant la demande de son président Patrick Devedjian (UMP), a supprimé les subventions accordées jusque-là à l’association francilienne de mesure de la qualité de l’air, et à sa cousine en charge de l’évaluation des nuisances sonores, Bruitparif.

Cette décision, qui a surpris les associations concernées, les élus régionaux Europe Ecologie-les Verts et le conseiller de Paris Modem, Jean-François Martins, ne menace pas le fonctionnement des organismes visés. Chaque année, les Hauts-de-Seine versaient 80.000 euros à Airparif (soit 1,1% de son budget) et 23.000 € à Bruitparif (1,4% de son budget).

Pour leur malheur, les deux associations subissent les dégâts collatéraux d’une bataille opposant l’Etat au département. L’an passé, les règles de la péréquation régionale ont été modifiées, octuplant la contribution des Hauts-de-Seine au budget régional, laquelle passe à 12,5 M€ par an.

En représailles, Nanterre a donc sabré dans le budget des deux associations, non sans une certaine mauvaise foi. Pour justifier son geste, Patrick Devedjian met en avant la (fausse) inflation du personnel d’Airparif et le montant très supérieur à celui des autres collectivités franciliennes de la contribution des Hauts-de-Seine au budget de l’association.

Jean-Félix Bernard, président d’Airparif, a rappelé à l’AFP que les effectifs étaient stables depuis de nombreuses années (56 salariés) et que Paris signait un chèque dont le montant (400.000 €) est 5 fois supérieur à celui des Hauts-de-Seine. Pas démonté, l’ancien maire d’Antony explique qu’il souhaite réorienter les activités du conseil général. «Le département des Hauts-de-Seine doit se recentrer sur ses obligations légales dont, au premier chef, les dépenses sociales dont les coûts ne cessent par ailleurs d'augmenter», indique un communiqué de la collectivité, mis en ligne le 30 janvier.

Les dépenses sociales, donc. Des dépenses dont on peut supposer qu’elles concernent aussi la santé. Or les études, tant épidémiologiques que toxicologiques, montrent sans le moindre doute possible les graves conséquences sanitaires des pollutions atmosphériques urbaines. Une exposition au bruit trop importante est, par ailleurs, source de troubles cardio-vasculaires, respiratoires et du système digestif.

Qu’à cela ne tienne, le conseil général des Hauts-de-Seine préfère casser les thermomètres mesurant les sources des maux dont souffrent Franciliens et habitants des Hauts-de-Seine plutôt que de lutter contre ces dangereuses pollutions.



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