Santé environnement: le plan parisien se dévoile

Le 12 novembre 2015 par Romain Loury
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Un plan contre les huit fléaux parisiens
Un plan contre les huit fléaux parisiens

Le Plan parisien santé environnement sort enfin de l’ombre: préparé tout au long de l’année, il sera présenté lors du prochain Conseil de Paris, qui début le 16 novembre. Nouveauté, il accorde un peu plus de place à la pollution chimique, dont certains craignaient qu’elle soit laissée de côté.

Le plan «Paris Santé Environnement» «vise à mieux comprendre comment les facteurs de risques liés au cadre de vie affectent la santé des parisiens et notamment celle des plus fragiles. Il s’agit pour la Ville d’agir en amont, d’apporter des facteurs de correction et de réduire les inégalités de santé constatées», explique Bernard Jomier, adjoint en charge de la santé à la Mairie de Paris, dans un communiqué.

Première dans une ville de la taille de Paris, le projet a été préparé depuis le printemps avec plusieurs associations et experts en santé environnementale. Il s’attaque à plusieurs pathologies présentant «des spécificités documentées» à Paris, dont les cancers, les maladies cardiovasculaires, les pathologies respiratoires, les allergies et l’asthme, les troubles du développement et les troubles neurologiques.

Quant aux facteurs de risque, le plan en cible huit majeurs, à savoir l’air extérieur, l’environnement intérieur, le bruit, les substances chimiques [(perturbateurs endocriniens et cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR)], le climat (conséquences des changements climatiques-phénomènes climatiques extrêmes), l’amiante, les sols pollués et le plomb.

La pollution chimique reprend du galon

Petite nouveauté notable par rapport aux documents de travail dont le JDLE avait eu copie, les substances chimiques feront donc bien partie des facteurs de risque prioritaires. Dans un premier temps, il était prévu de les confiner au groupe des «autres facteurs liés aux modes de vie devant faire l’objet d’une attention particulière», ce qui avait irrité certaines associations luttant contre la pollution chimique.

Ce dernier groupe fourre-tout ne disparaît pas pour autant: on y trouve notamment les agents qui, selon la mairie de Paris, «appellent, en raison de fortes inquiétudes sociétales, la production de données complémentaires et une attention particulière quant à l’information des populations», à savoir les ondes, les champs magnétiques et les nanoparticules. Egalement en vue, la lutte contre la sédentarité et le tabagisme, qui font l’objet d’autres plans.

Parmi les mesures énoncées, la prise en compte de la question sanitaire lors des évaluations d’impact de grandes opérations urbaines, le développement d’une culture en santé environnementale avec ateliers périscolaires, l’ouverture de consultations médicales sur le sujet, la possibilité de diagnostics en environnement intérieur, ainsi que la création d’un pole de santé environnementale associant divers acteurs afin de faciliter les initiatives.

Quant à la pollution chimique, Paris veut «être une ville encore plus exemplaire dans la gestion des établissements recevant du public, de la commande publique et de la restauration collective, pour éliminer de l’environnement de vie des Parisiens les produits cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques et les perturbateurs endocriniens».



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