Santé au travail: mieux vaut prévenir que guérir

Le 02 mai 2011 par Geneviève De Lacour
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Chaque année dans le monde, 2,3 millions de personnes meurent des suites d’un accident de travail et près de 337 millions de personnes sont touchées par un accident dans le cadre de leur activité professionnelle.
 
«Qu'ils surviennent dans une mine, une usine de produits chimiques, au bureau ou sur une exploitation agricole, les accidents du travail et les maladies professionnelles causent davantage de décès et d'infirmités que les pandémies comme le VIH/sida ou la tuberculose», a déclaré le directeur général du Bureau international du travail (BIT), Juan Somavia, dans un message adressé à l'occasion de la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail qui s’est déroulée le 28 avril dernier. L’occasion aussi pour l’Organisation internationale du travail (OIT) de publier un nouveau rapport sur le sujet.
 
«Certains événements particulièrement dramatiques, comme l'accident nucléaire de Fukushima qui s'est produit cette année au Japon, ou celui qui est survenu l'an dernier sur le site minier de Pike River en Nouvelle-Zélande, sont fortement médiatisés. Il n'empêche que la plupart des lésions, maladies et décès d'origine professionnelle passent inaperçus», a-t-il ajouté.
 
Dans le nouveau rapport, intitulé «Système de gestion de la sécurité et la santé au travail: un outil pour une amélioration continue», l'OIT définit une approche progressive à mettre en place à l'échelle nationale, au niveau de l'entreprise et en particulier dans les secteurs à haut risque. Selon l'OIT, la mise en place d'un tel système va aider à réduire le nombre d'accidents, de maladies et de décès liés au travail.
 
«Continuer à réduire les lésions, maladies, accidents d’origine professionnelle et les coûts qui y sont associés étant une nécessité, il a fallu, dans la recherche d’une meilleure efficacité, étudier des stratégies qui renforcent les démarches classiques de réglementation et de gestion par commandement et conduite des opérations», toujours selon ce même rapport.
 
Le système de gestion de la sécurité et de la santé au travail (SGSST) est une méthode de prévention visant à instaurer des mesures de sécurité et de santé qui se déclinent en 4 étapes et font appel à la notion d’amélioration continue. Ses principes sont fondés sur le cycle dit du PDCA: planifier, développer, contrôler, ajuster. «Son objectif consiste à établir un mécanisme global et structuré en vue d’une action conjointe de la direction et des travailleurs dans l’application de mesures de prévention. Le SGSST peut constituer un outil efficace pour la gestion des dangers spécifiques à une branche, un processus ou une organisation

Cette année, pour célébrer cette Journée mondiale, de nombreux événements et activités ont eu lieu partout dans le monde. En Europe et en Asie centrale, des conférences ont été consacrées au système de gestion de la SST à Moscou et à Saint-Pétersbourg (Russie) et à Skopje (Macédoine). Pour la première fois, une conférence internationale et une exposition sur la SST a eu lieu à Astana (Kazakhstan), les 28 et 29 avril.
 
En France, au cours de l’année 2009, le nombre d’accidents du travail a diminué de 7,5%, passant de 704.000 en 2008 à 650.000 (voir le JDLE). Cette diminution record est liée la crise. En revanche, les maladies professionnelles sont en constante augmentation, et les troubles musculo-squelettiques (TMS) arrivent en tête.


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