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Sans protection à l’échelle mondiale, les poissons-scies vont disparaître

Le 05 juin 2014 par Stéphanie Senet
Conservation et restauration s'imposent d'urgence
Conservation et restauration s'imposent d'urgence

Alors qu’une conférence internationale sur les requins se tient actuellement à Durban[1], l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) publie, ce 5 juin, sa stratégie de conservation et de reconstitution des poissons-scies. Une famille qui pourrait être enfin inscrite à la Convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices (CMS), en novembre prochain, suite à une demande de la Guinée et de la Guinée-Bissau.

 

«Les poissons-scies sont aujourd’hui confrontés à un risque d’extinction plus important que toute autre famille de poissons marins», affirme Nick Dulvy, chercheur à l’université canadienne Simon-Fraser et co-président du groupe spécialiste des requins (SSG) à l’UICN.

 

Trois espèces en danger critique

 

Les cinq espèces de poissons-scies[2], aux allures de raies aux museaux allongés, pouvant atteindre 7 mètres de long, sont d’ores et déjà classées sur la liste rouge de l’UICN. «Deux d’entre elles sont considérées en danger et les trois autres en danger critique», précise au JDLE Sonja Fordham, vice-présidente du SSG et présidente de Sharks Advocates International.

 

Leur mortalité est pour l’essentiel due aux prises ciblées et accidentelles de la pêche, surtout par les chaluts et les filets maillants, ainsi qu’à la destruction de leurs habitats, dont les mangroves.

 

Pour éviter la catastrophe, les scientifiques préconisent des solutions simples, comme la formation des pêcheurs à la survie des poissons capturés, une large sensibilisation aux menaces pesant sur ces espèces, et une protection légale spécifique.

 

Une protection légale en novembre?

 

L’inscription des poissons-scies, en novembre prochain, à la Convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices pourrait d’ailleurs favoriser le développement de stratégies nationales à travers le monde. «Pour l’heure, 92 pays ont mis en place des plans de protection mais 16 seulement ciblent directement les poissons-scies. C’est le cas de l’Australie, la Guinée, l’Indonésie, l’Espagne… Aux Etats-Unis, où la population a chuté de 95% au large de la Floride et dans le golfe du Mexique, le plan de restauration mis en place par le service Fisheries de la Noaa[3] s’est révélé efficace», rappelle Sonja Fordham.



[1] La conférence Sharks International se tient à Durban (Afrique du Sud) jusqu’au 6 juin

[2] Anoxypristis cuspidata, Pristis clavata, Pristis pectinata, Pristis pristis, Pristis zijsron

[3] Noaa: National Oceanic and Atmospheric Administration

 



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