Sans la séquestration du carbone, point de salut climatique

Le 03 octobre 2006 par Enerpresse
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Comment faire pour que la concentration atmosphérique de carbone ne dépasse pas les fatidiques (selon la plupart des climatologues) 500 ppm?

Une question à beaucoup de milliards de dollars à laquelle PricewaterhouseCoopers n'hésite pas à répondre. Dans un rapport publié en fin de semaine dernière, le consultant mondial n'est pas d'un grand optimisme. Se projetant en 2050 (le document s'intitule tout naturellement The World in 2050), les analystes de PWC imaginent l'avenir de la planète au moyen de six scénarios, allant du traditionnel «business as usual», à celui de la «terre desséchée» (sic), en passant par des modes de développement privilégiant plus ou moins les énergies peu émettrices et l'efficacité énergétique. Sans oublier, bien sûr, un programme particulièrement vertueux, combinant amélioration de l'efficacité énergétique des véhicules (deux milliards en 2050!), des centrales électriques et des bâtiments; substitution de 1.400 gigawatts (GW) de capacités au charbon par des centrales au gaz; la mise en service de 700 GW nucléaires; la multiplication par 50 du parc éolien actuel et par 700 du solaire photovoltaïque; l'agriculture devra accroître d'un facteur 50 la production d'éthanol et replanter massivement des forêts.

Mais tout cela, de l'avis du consultant, ne suffira pas pour que le PIB mondial progresse en moyenne de 3,2% l'an tout en réduisant de 0,4% les émissions anthropiques annuelles de CO2. En fait, pas question de penser à «décarboner» nos économies sans recourir massivement à la capture et à la séquestration. Et là aussi, les chiffres sont énormes. Les futurologues de PWC estiment qu'à moins de détourner de l'atmosphère les effluents carbonés de 800 GW de centrales au charbon (ou 1.600 GW d'unités au gaz) et de toutes les usines de production d'hydrogène et de carburants de synthèse, ce n'est pas la peine d'imaginer rétablir notre équilibre climatique. Bien évidemment, ce rapport vaut ce qu'il vaut et ses conclusions se rapprochent de celui publié, l'an passé par l'universitaire américain Robert Sokolow.

Mais, à l'approche de la réunion des parties au protocole de Kyoto (COP-MOP) de Nairobi, où le financement du nucléaire et de la séquestration dans le cadre des «flex-mex» doit être rediscuté, on peut supposer que de nouvelles prévisions de ce type verront le jour.




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