Sans l’éco-taxe, l’Afitf boucle son budget avec difficulté

Le 07 février 2014 par Stéphanie Senet
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Les camionneurs ne sont pas prêts de payer l'écotaxe.
Les camionneurs ne sont pas prêts de payer l'écotaxe.
Ecomouv

Alors que l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) a eu le plus grand mal à boucler son budget prévisionnel 2014, le ministre des transports Frédéric Cuvillier a annoncé ce 7 février que la mise en place de l’éco-taxe était «souhaitable» avant la fin de l’année.

L’énième report de la taxe poids lourds, dite éco-taxe, offert en octobre dernier aux Bonnets rouges par Jean-Marc Ayrault, pose un sérieux problème au financement des infrastructures publiques.

Réuni le 6 février, le conseil d’administration de l’Afitf a en effet adopté son budget prévisionnel 2014 avec deux mois de retard en raison du conflit né autour de l’éco-taxe. L’enveloppe des dépenses autorisées -1,814 milliard d’euros- affiche une baisse d’environ 100 M€ par rapport à l’an dernier (1,912 Md€ en 2013). Pour boucler le budget, l’Etat a surtout dû rallonger de plus de 300 M€ sa subvention d’équilibre dans le cadre de la loi de finances, selon l’agence.

Les transports en commun attendront

Les engagements nouveaux sont limités à 646 M€ et cibleront en priorité la reconduction des actions de régénération, de sécurité et d’exploitation des réseaux, le lancement de l’autoroute ferroviaire atlantique (entre Dourges et Bayonne) et le respect des engagements du Lyon-Turin. «Cette situation exceptionnelle conduit à reporter les engagements nouveaux en faveur des contrats de projets Etat-régions et des appels à projet de transports collectifs», a précisé l’Afitf.

L’entrée en vigueur de l’éco-taxe «souhaitable» en 2014

Le ministre des transports, qui marche sur des œufs, a déclaré ce 7 février au micro de BFMTV que l’entrée en vigueur de l’éco-taxe était «souhaitable en 2014». Elle ne devrait pas être annoncée avant le printemps puisque le gouvernement attend, en avril, la remise du rapport de la commission parlementaire. «Aujourd’hui, le dispositif n’est pas compris. Mais l’éco-taxe est nécessaire pour financer les infrastructures et avoir des réseaux de transport efficaces», a ajouté Frédéric Cuvillier. Le manque à gagner pour l’Etat est évalué à 1,2 Md€ par an dont 750 M€ auraient dû être versés à l’Afitf.



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