Sanctuariser les zones de l’éolien marin?

Le 21 mars 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'avenir de l'éolien offshore pourrait être flottant.
L'avenir de l'éolien offshore pourrait être flottant.

Trois jours après que la Commission de régulation de l’énergie a rendu public le cahier des charges du second appel d’offres pour le développement de parcs éoliens en mer, les professionnels font montre de pessimisme.

Jeudi 21 mars, au cours d’une conférence de presse, les représentants de France Energie Eolienne (FEE) ont estimé que les objectifs pluriannuels de la programmation de production d’électricité de 2009 ne sont plus tenables. «Compte tenu de la vitesse d’avancement des appels d’offres, il n’est plus envisageable de voir fonctionner les 6 gigawatts de capacité éolienne offshore prévus en 2020. Avec de la chance, on en verra fonctionner 2 GW», reconnaît Philippe Gouverneur, président de la commission offshore de FEE.

Pour autant, ce lobby éolien pratique la critique constructive. Bondissant sur un récent projet de directive visant à planifier les activités maritimes en mer, FEE souhaite que la France sanctuarise environ 10.000 km2, au large des côtes de l’Hexagone. De quoi installer, estime Philippe Gouverneur, une quinzaine de GW d’éoliennes marines d’ici 2030. Soit la moitié de la puissance visée par le Royaume-Uni à cette échéance. «C’est autre chose que les 3 à 5 GW que l’on nous promet avec les fermes hydroliennes», ironise le pionnier français de l’éolien marin (il fut l’adjudicataire du premier appel d’offres éolien offshore de 2004). A fortiori, si les technologies de l’éolien flottant émergent prochainement.



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