Salon de l’agriculture: polémique suite au discours de Sarkozy

Le 09 mars 2010 par Sabine Casalonga
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Lors de son intervention au Salon de l’agriculture samedi 6 mars, le président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé la création d'un groupe de travail chargé d'évaluer l'impact économique des mesures environnementales en agriculture, provoquant la colère des défenseurs de l’environnement.

Piloté par les ministères de l’agriculture et de l’environnement, le groupe de travail sera chargé d’étudier un changement de méthode pour la mise en œuvre des mesures environnementales. Il sera articulé autour de trois axes: une analyse comparée avec des pays européens, une étude d’impact économique et social sur les filières françaises, et un chiffrage du bénéfice attendu pour la société. Le chef de l’Etat a également provoqué l’ire des écologistes, avec un passage de son discours: «Je voudrais […] dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi, cela commence à bien faire». Revendiquant néanmoins sa croyance en une «agriculture durable», Nicolas Sarkozy a insisté pour que les normes environnementales soient choisies «en regardant ce que font les autres [pays européens]» et en s’appuyant sur une logique «pragmatique».

France nature environnement (FNE) a dénoncé «un discours contraire à l’esprit du Grenelle» qui avait montré, à l’instar de l’étude Ecophyto R&D (1), la possibilité de concilier production agricole et respect de l’environnement. «Loin d’aider les agriculteurs, opposer agriculture et environnement revient tout simplement à condamner notre agriculture», souligne la fédération d’associations.

Pour l'association Eau et rivières de Bretagne, au moment où la France est mise en cause pour les retards pris dans l'application des directives sur l’eau et les nitrates, cette décision «constitue un signal extrêmement négatif envoyé aux autorités européennes». «Le masque vert de Nicolas Sarkozy est tombé, c'est la preuve de son mépris pour la cause environnementale», a pour sa part déclaré Cécile Duflot, la tête de liste d’Europe Ecologie en Ile-de-France pour les élections régionales. Jean-Louis Borloo, le ministre d’Etat chargé de l’environnement, s'est toutefois attaché à relativiser les propos du chef de l'Etat qui ne renie pas selon lui les engagements du Grenelle de l'environnement.

(1) Dans le JDLE «Réduire les pesticides de 50% exige une mutation de l’agriculture»


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