Sale temps pour la planète glace

Le 15 avril 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La glace de mer arctique pourrait disparaître, l'été, vers le milieu du siècle.
La glace de mer arctique pourrait disparaître, l'été, vers le milieu du siècle.
NOAA

Deux études, parues ces derniers jours, montrent que la fonte des glaces de l’Arctique et de l’Antarctique s’accélère.

Dans un article publié en fin de semaine dernière par les Geophysical Research Letters, James Overland (Noaa[1]) et Muyin Wang (université Washington) annoncent carrément la fin de la glace de mer arctique durant l’été. «Il n’y a pas de moyen indiscutable de prévoir la fonte estivale des glaces de mer arctiques. Aussi, nous avons utilisé trois approches qui donnent des échéances différentes. Mais toutes trois nous permettent d’affirmer que la mer sera libre de glace, durant la période estivale, d’ici la moitié du siècle», estime Muyin Wang.

Les deux chercheurs ont regardé les grandes tendances de fusion des glaces de mer durant la dernière décennie. Parallèlement, ils ont extrapolé les «événements» survenus entre 2007 et 2012. Enfin, ils ont synthétisé les résultats de nombreuses modélisations. Dans les deux premiers cas, les glaces de mer disparaissent, durant l’été arctique, à partir de 2020 ou de 2030. Dans le dernier cas, le dégel est total entre 2040 et 2060.

Aux antipodes, les nouvelles ne sont pas meilleures. Car selon une étude internationale, publiée dimanche 14 avril par Nature Climate Change, les glaces de l'Antarctique fondent pendant l'été 10 fois plus vite qu'il y a 600 ans. La perte de banquise ayant été la plus rapide au cours des 50 dernières années.

Les chercheurs ont foré à 364 mètres de profondeur sur l'île de James Ross dans le nord de la calotte antarctique afin de mesurer les températures il y a plusieurs centaines d'années.

Les couches successives dans les échantillons carottés révèlent le mouvement de fonte et de regel des glaces.

«Nous avons établi que les conditions les plus froides sur la péninsule antarctique et la plus petite quantité de glace fondue ont prévalu il y a 600 ans», a expliqué Nerilie Abram, de la British Antarctic Survey de Cambridge (Grande-Bretagne).

«A cette époque, les températures moyennes se situaient autour de 1,6 degré Celsius au-dessous des températures enregistrées à la fin du XXe siècle et la quantité de neige tombée chaque année ayant fondu puis regelé était de 0,5%. Aujourd'hui, la quantité de neige tombée fondant chaque année est 10 fois plus importante», selon elle.

Les températures ont régulièrement augmenté depuis des siècles mais la fonte ne s'est intensifiée que vers la moitié du XXe siècle. Cela signifie que le réchauffement dans l'Antarctique a atteint un tel niveau que même de légères augmentations de température peuvent causer une forte accélération de la fonte.



[1] La Noaa (National Oceanic and Atmospheric Administration est l'agence américaine responsable de l'étude de l'océan et de l'atmosphère.

 



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