Saint-Nazaire fête la première éolienne flottante tricolore

Le 13 octobre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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EPD a été le premier électricien d'Europe à tester une éolienne flottante.
EPD a été le premier électricien d'Europe à tester une éolienne flottante.
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La start-up Ideol inaugure ce vendredi 13 octobre Floatgen, son prototype d’éolienne flottante. Un marché que les entreprises françaises prospectent.

 

C’est fête à Saint-Nazaire, en ce vendredi 13! Il ne s’agit pas de baptiser un paquebot géant dans le bassin de radoub des chantiers navals. Cette fois, l’attention se porte sur la première éolienne flottante tricolore, dont l’assemblage a été achevé en début de semaine.

Prototype de 2 MW

L’engin est impressionnant. Haute de 60 mètres, l’éolienne Gamesa de 2 mégawatts -MW- (une petite puissance pour une éolienne marine) est installée sur un imposant flotteur en béton construit par Bouygues. Lorsque le temps le permettra, au début de l’année prochaine au plus tard, ce curieux attelage, censé résister à des lames de 16 m, sera remorqué et ancré sur son site d’essai, à une trentaine de kilomètres au large du Croisic.

Si elle peut faire sourire les spécialistes portugais ou écossais, l’expérience française est pourtant à prendre au sérieux. Totalement distancées dans le domaine de l’éolien marin posé, les entreprises françaises sont encore en course dans celui de l’éolien offshore flottant. Les eaux portugaises, écossaises, japonaises ou scandinaves accueillent bien des machines flottantes, mais toutes sont des prototypes.

Un jour sur deux

Or c’est loin en mer que l’on trouve des vents puissants et plus réguliers qu’à proximité des côtes: la garantie d’un productible important. «Une éolienne à terre tourne un jour sur quatre, une éolienne offshore posée tourne un jour sur trois, une éolienne flottante produit un jour sur deux», résume Paul de la Guérivière, PDG d’Ideol, la start-up à l’origine du démonstrateur Floatgen de Saint-Nazaire.

Dans un article publié cette semaine par les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (Pnas), des chercheurs de la Carnegie Institution for Science (Etats-Unis) estiment que des éoliennes installées en plein Atlantique Nord pourraient produire suffisamment d’électricité pour assurer les besoins de la planète entière, en hiver, et de l’Europe ou de l’Amérique du Nord durant la période estivale, moins ventée. 

Prochain appel d’offres

Alors que les projets français de parcs éoliens marins connaissent quelques retards, Paris a accéléré le développement du flottant. En août 2015, le gouvernement Valls a lancé un appel à projets prévoyant l’installation de 4 fermes expérimentales. EDF EN a emporté un lot avec son projet Provence Grand Large (3 éoliennes de 8 MW), Engie a imposé son golfe du Lion (4 turbines de 6 MW), Eolfi installera 4 machines 6 MW à Groix et Quadran et Ideol mettront à l’eau 4 aérogénérateurs de 6 MW au large de Gruissan.

Le secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, devrait prochainement annoncer le lancement d’un nouvel appel d’offres, pour les premières fermes commerciales.

 



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