Sable coquillier: Royal soutient les opposants

Le 12 septembre 2016 par Marine Jobert
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Le Peuple des Dunes en Trégor toujours mobilisé.
Le Peuple des Dunes en Trégor toujours mobilisé.
DR

La ministre de l’environnement a reçu les opposants au projet d’extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion, au lendemain d’une manifestation qui a réuni près de 4.000 personnes.

Un vacarme à tout casser dans les rues de Lannion: au moins 4.000 personnes ont bruyamment manifesté le 11 septembre contre le permis délivré à la Compagnie armoricaine de navigation (CAN) pour l’extraction de sable coquillier dans les eaux entre Côte d’Armor et Finistère. Et ce alors que les premiers bateaux ont commencé à parcourir, de nuit, la zone de 4 kilomètres carrés allouée afin d’en extraire le ‘trez’, utilisé pour amender des terres granitiques acides. Une décision de la CAN très mal accueillie par les opposants, puisqu’elle intervenait au lendemain du rejet par le tribunal administratif d’un référé-suspension des autorisations.

Réveiller les doutes

«Il n'est résolument pas acceptable de commencer l'exploitation à la sauvette, a réagi dans le week-end Emmanuel Macron, interrogé par l’AFP. C'est une erreur parce que, en procédant ainsi, ils ont réveillé les doutes et profondément abîmé ce processus de transparence que j'avais voulu», a déploré celui qui avait délivré le permis et s’était impliqué dans le dossier (voir encadré).

Soutien de Royal

Est-ce un effet de son départ du gouvernement, fin août dernier? Ségolène Royal en son ministère a reçu ce 12 septembre les opposants. Les deux sorties en mer déjà effectuées par la CAN vont être passées au crible. «La ministre va déclencher des inspections, pour vérifier si la CAN a respecté toutes les restrictions des arrêtés, explique Alain Bidal, de l’association ‘Le peuple des dunes en Trégor’. Dans le cas contraire, Ségolène Royal demandera la suspension des arrêtés par le préfet, tant qu’il n’y aura pas de jugement sur le fond.» De quoi bloquer un moment le chantier, d’autant que le ministère va soutenir le référé-suspension en appel devant le Conseil d’Etat, rejeté une première fois par le tribunal administratif de Rennes le 6 septembre. Geste politique, ce soutien? «Nous utiliserons tous les moyens nécessaires pour tenter de faire arrêter ce projet. Les affaires politiques, ce n’est pas notre affaire…»

 

Emmanuel Macron dans le texte: «C'est un dossier qui a 6 ans, et c'est un dossier qui, si nous avions respecté uniquement ce qu'il y a dans les textes de loi, aurait dû avoir une autorisation automatique il y a deux ans (…) Nous avons réduit le volume d'extraction, massivement, nous avons réduit la période d'extraction dans l'année, en les empêchant en particulier d'exploiter pendant l'été, nous avons imposé plusieurs contraintes d'organisation, nous leur avons demandé d'évaluer une exploitation plus au large, et enfin j'ai demandé que le préfet donne une autorisation sur une base annuelle et non quinquennale», a-t-il rappelé, précisant que «toutes ces contraintes n'étaient pas prévues par la loi. (…) Légalement, le groupe Rouiller a rempli ses obligations, il a même été au-delà, sous notre pression.»


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