Sable coquillier: le recours pour empêcher les travaux rejeté

Le 07 septembre 2016 par Marine Jobert
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Le Peuple des dunes, l'association mobilisée contre le projet.
Le Peuple des dunes, l'association mobilisée contre le projet.
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Les premiers travaux nécessaires à l’extraction de sable coquillier peuvent théoriquement commencer en baie de Lannion, après le rejet d’un recours visant à suspendre les autorisations de travaux. Les opposants comptent bien aller jusque devant le Conseil d’Etat.

La justice n’empêchera pas le début des travaux dans la baie de Lannion. Saisi d’un référé-suspension par plusieurs communes en Côte d’Armor et dans le Finistère, le tribunal administratif de Rennes a estimé le 5 septembre qu'il n'y avait pas «de doute sérieux sur la légalité des décisions contestées» et a ordonné le rejet des requêtes déposées par plusieurs collectivités. Partagé entre la déception et l’incompréhension, Joël Le Jeune, le président de Lannion-Trégor communauté et maire de Trédrez-Locquémeau, a assuré que des recours, portés notamment par des collectivités locales et l’association Le Peuple des dunes, étaient déjà en préparation pour aller devant le Conseil d’Etat.

Etoiles de mer et hippocampes

A l’appui du référé-suspension, le collectif des opposants avait produit une vidéo des fonds marins sur et aux alentours de la zone. «Contrairement à ce que dit le dossier d’enquête publique, il n’y a pas ‘rien’ là-dessous, détaillait Alain Bidal après l’audience du 31 août. On y trouve beaucoup d’algues différentes, des hippocampes et des étoiles de mer par exemple.» Un mémoire, rédigé par une océanographe, appuyait ces observations. «Cette dune est le refuge du lançon, insistait le président du collectif. C'est le poisson-fourrage des poissons prédateurs, comme la raie, le bar, le turbot, qui font vivre 48 bateaux de pêche rien que dans la zone.» Autant de ressources qui risquent d’être pétrifiées, voire asphyxiées par le panache turbide des rejets de particules fines des cargo-sabliers. Pour extraire 1.000 mètres cubes de sable, 4.400 m3 d’eau sont rejetés en mer, qui contiennent 11 tonnes de sédiment. En outre, la pollution sonore et lumineuse engendrée par une exploitation 24 heures sur 24 nuira au tourisme et au nautisme, assurent les professionnels.

 

Interrogée par Ouest-France, la compagnie armoricaine de navigation (CAN), titulaire du permis, assure «ne pas vouloir se précipiter» et vouloir poursuivre la concertation avec les parties. «Ça peut [commencer] demain, ou dans 6 mois, pour l'instant, rien n'est décidé.»

 



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