RWE quitte les eaux britanniques

Le 26 novembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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RWE prévoyait d'installer 240 turbines de 5 MW.
RWE prévoyait d'installer 240 turbines de 5 MW.
RWE

Mardi 26 novembre, RWE a indiqué, par voie de communiqué, avoir abandonné son méga projet éolien marin britannique. Situé à quelques encablures au large du canal de Bristol (ouest de l’Angleterre et du Pays de Galles), Atlantic Array devait comporter jusqu’à 240 turbines de 5 mégawatts chacune, soit une puissance installée de 1.200 MW. De quoi alimenter 900.000 foyers britanniques. Le montant de l’investissement est estimé à plus de 4 milliards de livres (4,8 milliards d’euros).

L’énergéticien allemand se retire des eaux britanniques pour plusieurs raisons. Localement, le projet était ardemment combattu par des membres du parti conservateur, au pouvoir. Techniquement, les difficultés à planter 240 éoliennes semblent avoir été sous-estimées. De plus, le groupe allemand a lancé une gigantesque chasse aux projets les moins rentables.

Il y a quelques jours, l’énergéticien a annoncé près de 7.000 suppressions d'emplois, ainsi qu’une réduction de 2 milliards d'euros par an de son budget d'investissement entre 2014 et 2017.

Au Royaume-Uni, le numéro deux de l’énergie allemand a déjà abandonné tout projet de construction de centrale nucléaire et vendu ses actifs pétroliers en mer du Nord britannique. RWE pourrait aussi se délester d’une partie de ses activités de distribution de gaz et d’électricité.

Atlantic Array aurait pu être un projet rentable, dit-on chez RWE, si le gouvernement Cameron avait été clair quant à l’avenir des subventions à l’éolien. Outre-Manche, comme en France, les soutiens publics au développement des fermes éoliennes sont réputés alourdir le montant de la facture d’électricité des ménages. Ce qui incite le chancelier de l’échiquier, George Osborne, à vouloir les supprimer ou les réduire. Au grand dam des promoteurs de l’éolien offshore.

Ces derniers font d’ailleurs remarquer que Londres ne tiendra pas ses engagements de produire 15% de son énergie, en 2020, à partir d’énergies renouvelables, s’il rogne son aide publique.



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