RTE sécurise l’approvisionnement électrique de la Bretagne

Le 15 janvier 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Grâce au filet de sécurité breton, les éoliennes marines pourront plus facilement évacuer leur courant vers l'Hexagone.
Grâce au filet de sécurité breton, les éoliennes marines pourront plus facilement évacuer leur courant vers l'Hexagone.
Statoil

Le gestionnaire du réseau du transport électrique a investi 120 millions d’euros dans une ligne de transport essentiellement souterraine.

 

Plus de 7 ans après sa signature, la mise en œuvre du Pacte électrique breton se poursuit. Pour sécuriser l’approvisionnement en électricité de la péninsule, l’Etat, la région Bretagne, l'Ademe, RTE et l'Agence nationale de l'habitat (Anah) avaient prévu de mettre en œuvre un train de mesures pour réduire la consommation d’électricité, déployer des moyens de production (la Bretagne ne produit que 14% de l’électricité qu’elle consomme) et accroître les capacités de transport du réseau électrique.

Avec 65 km de souterrain, le filet Sécurité Bretagne est la plus longue ligne à haute tension souterraine de France, battant de 500 m le record détenu par l’interconnexion France-Espagne.

RTE vient de cocher la dernière case. Ce lundi 15 janvier, le gestionnaire du réseau de lignes à haute tension a inauguré une ligne électrique de 225 kilovolts (kV), reliant Lorient à Saint-Brieuc. Ce pendant breton au ‘filet de sécurité’ azuréen est néanmoins plus ambitieux que son aîné. Long de 76 kilomètres, cet ouvrage, essentiellement souterrain, a plusieurs cordes à son arc. D’une part, il doit effectivement permettre à la région bretonne de faire face sans inquiétude à la hausse annoncée de la demande en courant (+11% en 10 ans) et de sécuriser l’approvisionnement du nord et du centre de la Bretagne.

 

 

2.800 MW éoliens

Le câble doit aussi permettre de faciliter l’évacuation vers l’intérieur de l’Hexagone d’une partie de la production des fermes éoliennes terrestres et des parcs éoliens marins. D’ici 2030, RTE estime que 2.800 mégawatts (MW) de capacités éoliennes (dont 2.500 en offshore) pourraient compléter le paysage énergétique local. Soit 800 MW de moins que prévu initialement dans le Pacte électrique de 2010. Ce lien électrique devrait aussi faciliter le raccordement de la future centrale à gaz de Landivisiau, un projet porté par Direct Energie.

 



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