Royaume-Uni: le climat au menu de la Reine

Le 17 novembre 2006 par Enerpresse
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Royaume-Uni: le climat au menu de la ReineElisabeth II, la Reine d'Angleterre, a présenté en milieu de semaine son «discours» annuel, reprenant les grandes orientations de la politique que compte mener «son» gouvernement.


Un Queen's speech auquel le climat s'est invité -parmi les dizaines de projets de loi-, et qui déclenche déjà les passions outre-Manche. Pourtant, rien de vraiment novateur dans le «projet de loi sur le changement climatique, faisant partie de la politique pour la protection de l'environnement, et en accord avec la nécessité de préserver l'approvisionnement en énergie, à long terme, du pays», comme le dit la Reine.

En effet, l'objectif de réduction de 60% des émissions de dioxyde de carbone est confirmé pour 2050 (par rapport à 1990). Mais le texte devrait le rendre contraignant, confirme le gouvernement de Tony Blair. Cependant, les environnementalistes outre-Manche regrettent déjà qu'aucun objectif par année ne soit fixé pour atteindre ce but. Ce à quoi le ministre chargé de l'environnement britannique, David Milibank, a promptement répondu, estimant «idiots» de tels objectifs, le pays étant soumis aux aléas des hausses potentielles des prix de l'énergie et à la conjoncture économique. Surtout, Londres a d'ores et déjà renoncé à réaliser l'objectif intermédiaire d'un recul de 20% des émissions d'ici 2010.

Seule innovation de ce nouveau «Bill», la création d'un «organisme indépendant» chargé du suivi des actions en matière de réduction des rejets de CO2, qui aura compétence pour fournir des recommandations... Des «responsables» du gouvernement reconnaissent cependant dans The Independent, hier jeudi 16 novembre, qu'il n'y a pas encore de consensus sur les pouvoirs de ce nouveau régulateur. Aura-t-il les moyens de fixer des objectifs intermédiaires? Pourra-t-il infléchir les politiques nécessaires? Londres se contente d'indiquer qu'une vaste consultation sur le sujet sera menée.

Enfin, le gouvernement se réserve le droit de contraindre certains secteurs à agir. Est ainsi évoquée la possibilité d'obliger les supermarchés et les grandes organisations (la BBC est citée) à entrer dans un nouveau schéma d'échanges d'émissions. Une certitude, il y aura du nucléaire dans la politique énergétique, au moins pour remplacer sa part actuelle dans le mix. Tony Blair a d'ailleurs mis en demeure l'opposition conservatrice de livrer sa propre politique en la matière.



 




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