Royaume-Uni : la polémique plus forte que les crues?

Le 04 janvier 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'Est et le Nord de l'Angleterre sont particulièrement touchés.
L'Est et le Nord de l'Angleterre sont particulièrement touchés.
Environment Agency

Devant l’importance des inondations, le gouvernement Cameron est critiqué de toutes parts.

Les années se suivent et se ressemblent outre-Manche. Moins d’une année après les dramatiques crues qui avaient ravagé, plusieurs semaines durant, une bonne partie du royaume, les inondations sont de retour.

Pendant le mois de décembre, Albion a vu passer trois fortes tempêtes, qui ont gorgé d’eau les sols et fait déborder maints cours d’eau. Au début du mois, la tempête Desmond a submergé de nombreuses villes du nord-est de l’Angleterre, plongeant du même coup 60.000 foyers dans le noir.

Sept jours après le passage d’Eva, Franck a inondé, le 30 décembre, plus de 7.000 bâtiments du nord et de l’est de l’Angleterre, de l’Ecosse, de l’Irlande du Nord et du pays de Galles. KPMG estime déjà le montant des dégâts à près de 6 milliards de livres (8 Md€): incomplet, ce montant est près de deux fois supérieur à celui des inondation de 2007, estime le consultant dans un communiqué.

Vieilles rumeurs

Très vite, le gouvernement Cameron a mobilisé 1.500 militaires, dont 500 ont immédiatement porté secours aux sinistrés. Le Premier ministre David Cameron a annoncé le déblocage rapide de 40 M£ (54,3 M€) et promis que 2,3 Md£ (3,1 Md€) seraient affectés à la prévention des crues d’ici la fin de la mandature. Mais cela n’a pas suffi à calmer les esprits. Certains estiment, sans preuve, que les zones inondées ont été délibérément laissées sous les eaux pour préserver les riches régions du centre et du sud du pays. Ces rumeurs rappellent celles qui avaient couru, en 2001 et 2011, après les crues de la Somme (qui n’avaient pas noyé Paris).

Paradoxalement, la crise relance les vindictes climato-sceptiques et anti-européennes. Dans un éditorial publié par The Sun, l’écrivain James Delingpole a trouvé le responsable des inondations: la directive-cadre sur l’eau qui interdit le dragage du lit des rivières. Une opinion partagée par le vicomte Ridley, dans les colonnes du Times. De l’autre côté du spectre politique, The Observer rappelle que le gouvernement conservateur a réduit les crédits dédiés à l’entretien des ouvrages de protection contre les crues. Et ce après avoir été averti d’un fort accroissement du risque d’avènement de ce genre d’événement extrême.



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