Royaume-Uni: du nucléaire, d’accord, mais en gérant les déchets

Le 13 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La relance mondiale du nucléaire, dans des pays comme la Grande-Bretagne, la Chine ou la Russie, doit impérativement intégrer les questions de sécurité et de gestion des déchets, a plaidé la Royal Society dans un rapport publié aujourd’hui 13 octobre à Londres.
 
L'institution britannique, qui fait autorité dans le domaine scientifique, estime que la relance du nucléaire constatée avant la catastrophe de Fukushima «devrait rester d'actualité, même si son rythme sera peut-être ralenti».
 
Mais elle doit impérativement s'accompagner de garde-fous pour éviter un risque de prolifération du nucléaire militaire, ainsi que d'une réflexion en amont sur le cycle du combustible et le sort des déchets, affirment les experts.
 
La Royal Society appelle à la création d'un Forum nucléaire mondial, où gouvernements et industriels pourraient «échanger leurs vues sur le développement du nucléaire civil et leurs responsabilités en terme de non-prolifération et de sécurité nucléaire».
 
Ce forum, dont la Grande-Bretagne devrait se faire l'avocat selon la Royal Society, pourrait être proposé au Sommet sur la sécurité nucléaire de 2012 à Séoul.
 
Le Royaume-Uni, qui possède le stock de plutonium usagé «le plus important au monde», doit «d'urgence mettre en œuvre une stratégie de long terme» intégrant la question des déchets, estiment par ailleurs les experts.
 
Très critiques sur la politique suivie par Londres, ils appellent le «gouvernement britannique à corriger son approche à courte vue du nucléaire civil».
 
«Le gouvernement doit faire ce choix stratégique maintenant, afin d'éviter de répéter les erreurs du passé et de laisser
aux générations futures le fardeau des combustibles usagés», écrit la Royal Society.
 
Le programme nucléaire britannique, l'un des plus ambitieux d'Europe, a reçu le 11 octobre le feu vert final de l'inspecteur chargé de donner son avis après l'accident nucléaire de Fukushima. Plusieurs groupes d'énergie européens veulent construire d'ici 2025 au moins 10 réacteurs, répartis dans 5 nouvelles centrales.
 
Le plutonium issu des réacteurs britanniques devrait être réutilisé sous forme de Mox (mélange d'uranium et de plutonium) dans une future génération de réacteurs, souligne aussi l'académie, alors que les autorités britanniques viennent d'annoncer la fermeture de la seule usine de fabrication de Mox du pays.
 
«Une nouvelle unité de fabrication de Mox doit être construite au Royaume-Uni», assure le rapport.


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