Rotterdam va se chauffer avec des déchets napolitains

Le 01 mars 2012 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La Cour de justice de l'UE a épinglé l'Italie en mars 2010 pour sa mauvaise gestion des déchets à Naples
La Cour de justice de l'UE a épinglé l'Italie en mars 2010 pour sa mauvaise gestion des déchets à Naples

Le nouveau maire de Naples vient de donner un signal en faveur d’un meilleur traitement des déchets. Elu le 30 mai dernier, Luigi de Magistris a annoncé qu’il avait signé un contrat avec le groupe néerlandais Van Gansewinkel pour envoyer une partie des déchets napolitains dans les usines d’incinération des Pays-Bas, selon un article du quotidien du soir NRC Handelsblad, repris dans Courrier international.

Cela fait des années que Naples ne sait plus quoi faire de ses déchets. Son usine d’incinération d’Acerra est le plus souvent en panne. Dans les décharges, on mélange les ordures ménagères avec des déchets dangereux, ce qui provoque des contaminations des nappes phréatiques par des rejets toxiques. Et les régions voisines refusent de traiter les résidus napolitains.

Aux Pays-Bas, au contraire, on les attend de pied ferme! Les usines d’incinération voient en effet leur activité se réduire, à mesure que le tri augmente dans les foyers néerlandais. Elles sont capables de traiter 7 millions de tonnes chaque année, mais les Pays-Bas n’en produisent que 6 Mt. C’est pourquoi le groupe Van Gansewinkel en importe déjà d’Angleterre et d’Irlande. «C’est une situation gagnant-gagnant. Naples veut s’en débarrasser et nous, nous en avons besoin», a déclaré le directeur d’usine Pim de Vries, qui attend l’arrivée de 25.000 tonnes de déchets dans les semaines à venir. La valorisation énergétique des déchets napolitains va d’ailleurs bientôt se destiner au réseau de chauffage urbain de Rotterdam, le feu vert venant d’être donné à la construction d’une canalisation reliant le site de traitement de Rozenburg et la ville portuaire. L’eau chaude produite pourra chauffer 50.000 foyers.

Cette exportation soulève toutefois deux questions. La composition des déchets importés aux Pays-Bas sera difficile à vérifier et il n’est pas exclu qu’on y trouve des déchets dangereux. Par ailleurs, Naples doit encore s’attaquer au cœur du problème, comme Bruxelles le lui impose, afin d’améliorer son propre système de collecte et de traitement.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus