Rome, ville verte
Le 01 juin 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
Air, Bruit, Déchets, Valorisation déchet, Energie, Energie renouvelables, Odeur, Réduction des déchets, Economie d'énergie, Adaptation, Politique climatique, Politique & Société, Administrations, Politique
La ville éternelle se prépare à un changement de régime. Lundi, son maire, Gianni Alemanno, a présenté une stratégie visant à réduire sensiblement l’empreinte carbone de la capitale italienne. Préparée par Jérémy Rifkin, le père de l’économie de l’hydrogène, le « master plan » de la mutation énergétique de la cité aux 7 collines est ambitieux. En 150 pages, il annonce comment l’Urbs va réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 20% en 10 ans, et de 46% en 20 ans.
Pour aller bien au-delà des objectifs fixés par le Paquet Energie Climat de décembre 2008, le programme Rifkin agit tous azimuts : amélioration de l’offre en transports publics, remplacement des ampoules à incandescence par des lampes basse consommation, durcissement des normes thermiques des bâtiments. Rien que de très classique.
Beaucoup plus original, le pape de la troisième révolution industrielle entend transformer le centre congestionné en une série de quartiers piétons et cyclistes. Cette zone serait entourée d’une ceinture d’activités, où seraient concentrées les entreprises et les industries (propres, si possible). Ce n’est pas tout. Espérant accueillir les Jeux olympiques de 2020, Rome incitera entreprises, habitants et services communaux à créer des milliers de micro-jardins dans la ville. En périphérie, les friches seront transformées en champs. Sous la supervision de Carlo Petrini, le directeur du mouvement Slow Food, des potagers éducatifs seraient aussi créés dans les écoles.
Bien évidemment, l’angle énergétique n’a pas été oublié. Outre le renforcement de la performance énergétique des bâtiments, la commune entend obliger, à terme, la construction de bâtiments à énergie positive (produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment). Des champs d’éoliennes et de centrales photovoltaïques seraient mis en service dans la périphérie de la métropole. La fraction biodégradable des déchets serait méthanisée. Le biogaz ainsi produit servirait à alimenter des microturbines à cogénération, capables de fournir chaleur et électricité à un quartier.
Au total, estime Jérémy Rifkin, la mise en œuvre d’un tel programme permettrait la création de 200.000 emplois en 10 ans. Le tout pour un investissement annuel d’à peine 500 millions d’euros.
POUR ALLER PLUS LOIN
Dans la même rubrique
Bouter la voiture hors des villes
06/04/2011
Airparif présente un bilan 2010 mitigé
30/03/2011
L’US EPA veut abattre le mercure des centrales thermiques
17/03/2011
Forte pollution aux particules fines en Pays de la Loire
07/03/2011
La pollution urbaine réduit l’espérance de vie européenne
02/03/2011
Accord européen sur les émissions des camionnettes
15/02/2011





















