Rome durcit sa politique climatique

Le 18 avril 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Le ministre italien de l'environnement s'attaque aux émissions de GES
Le ministre italien de l'environnement s'attaque aux émissions de GES

Après avoir été un gros acheteur de crédits carbone internationaux, l’Italie avait mis au placard ses ambitions climatiques, ces dernières années. C’est terminé. En marge du Forum des économies majeures, qui se tenait à Rome lundi 16 avril, le ministre italien de l’environnement a présenté un paquet de mesures propre à remettre la Botte dans le droit chemin.

Il était d’ailleurs temps. Présenté au comité interministériel pour la programmation économique, le plan de Corrado Clini rappelle que l’Italie émettra, en 2012, 501,9 millions de tonnes équivalent carbone, soit 18,6% de plus que l’objectif que lui a fixé, pour 2012, le protocole de Kyoto.

Pour renverser la vapeur carbonée, Rome va donc adopter un nouveau plan national de réduction des émissions de gaz à effet de serre (PNREGES), pour la période 2013-2020. Se situant dans la droite ligne de la feuille de route à 2050, soutenue par la Commission européenne, le PNREGES vise une diminution de 25% des émissions de GES en 2020 (par rapport à celles de 1990) et de 40% en 2030.

Pour y parvenir, l’Italie va élargir son dispositif de certificats d’économie d’énergie jusqu’à 2020. Le taux de TVA sur l’achat de produits sobres sera réduit de 55%. Rome va aussi instaurer une taxe sur les rejets de GES, dont seront exemptés les secteurs assujettis au système ETS (électricité, raffinage, production d’énergie, etc.).

Avec le produit de cette taxe et celui de la vente aux enchères des quotas d’émission, Corrado Clini entend financer des programmes de recherche et de coopération, mais aussi subventionner l’achat par les entreprises de «matériels et technologies à basse émission».

Le gouvernement Monti entend aussi développer les réseaux de distribution d’énergie intelligents (smart grids), les éco-quartiers et une nouvelle gestion du patrimoine forestier, afin d’accroître les capacités de ce puits de carbone naturel. Des aides au secteur agricole sont également au menu, notamment pour accroître la production transalpine d’agrocarburants et de biomasse dédiée à un usage énergétique.

Pour le WWF italien, il s’agit là «d’une grande vision stratégique. […] L’Italie ne peut plus se permettre d’agir seule et à court terme. Conformément à la feuille de route européenne, elle doit décarboner son économie d’ici 2050».

http://www.minambiente.it/export/sites/default/archivio/comunicati/CIPE_delibera_CIPE_rev9aprile.pdf



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus