Rome aussi veut interdire les diesels

Le 01 mars 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Virginia Raggi annonce l'interdiction à terme des diesel à Rome.
Virginia Raggi annonce l'interdiction à terme des diesel à Rome.
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La nouvelle est passée inaperçue, et pourtant. Quelques heures à peine après que la cour administrative fédérale de Leipzig a ouvert la porte à une possible interdiction des vieux véhicules diesel dans les villes allemandes, Rome agissait de même.

Dans un discours prononcé devant une association de femmes anti-réchauffement climatique, la maire de la Ville éternelle annonçait la fin des voitures carburant au gazole dans le centre-ville dès 2024.

«Si nous voulons agir sérieusement, nous devons avoir le courage d’adopter des mesures fortes», a estimé Virginia Raggi.

En Italie, les véhicules diesel représentent les deux tiers des ventes de voitures neuves. Rome n’ayant ni industrie, ni centrale thermique, la pollution atmosphérique est presque totalement imputable au trafic automobile.

Nombreuses restrictions en Italie

Milan prévoit de bannir le diesel d’ici à 2030. Bologne a déjà introduit des restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants.

Par ailleurs, les principales villes italiennes disposant d’un centre historique[1] ont instauré une zone à trafic limité (ZTL), interdite aux véhicules des non-résidents. Milan a introduit un écopass, permettant aux voitures les plus récentes d’accéder au centre-ville, moyennant le paiement d’un droit de péage de 5 euros par jour.

Dans le Haut-Adige, les centres-villes des localités de Bressanone et de Bolzano sont interdits à la circulation les jours de semaine pour la plupart des véhicules.



[1] Comme Bologne, Florence, Gênes, Milan, Naples, Pise, Rome et Vérone.

 

 



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