Roland Garros: un jeu décisif pour la FFT

Le 03 février 2017 par Stéphanie Senet
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14 serres d'Auteuil devront être détruites
14 serres d'Auteuil devront être détruites

Le tribunal administratif de Paris a rejeté, le 2 février, tous les recours des opposants au projet d’extension du stade de Roland-Garros sur les serres d’Auteuil. Autant de feux verts à la poursuite des travaux, au grand dam des associations défendant le jardin botanique.

 

Gagné par la Fédération française de tennis (FFT), ce nouveau point lui apporte une balle de match. Les 5 nouveaux arrêts du tribunal administratif de Paris ont en effet confirmé la légalité des deux permis de construire accordés le 9 juin 2015 par la mairie de Paris.

Le premier autorise la FFT à construire un court de tennis semi-enterré de 5.000 places sur la parcelle qui abrite le jardin botanique des serres d’Auteuil, dans le bois de Boulogne à Paris. Le second valide l’agrandissement du court central, dont la capacité sera portée à 7.000 places. Il sera aussi doté d’un toit rétractable.

 

Avis contraire du rapporteur

Les magistrats n’ont donc pas suivi l’avis du rapporteur public du 19 janvier, qui concluait à l’illégalité du permis dans la mesure où il visait une parcelle inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis le 1er janvier 1998. Le tribunal administratif a estimé, au contraire, que les travaux étaient «compatibles avec l’intérêt d’art ou d’histoire» qui a justifié l’inscription des serres et qu’ils ne «compromett[ai]ent pas leur préservation».

 

Recours non suspensif

Ces jugements s’avèrent importants dans la mesure où ils donnent le feu vert aux travaux. Si des recours devant la cour administrative d’appel sont toujours en cours, ils ne sont pas suspensifs.

«La construction du court semi-enterré va détruire 14 serres abritant des plantes rares», rappelle l’association France Nature Environnement Ile-de-France, qui soutient le Collectif Auteuil Les Princes, la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF), et Vieilles maisons françaises, à l’origine des recours. Agnès Popelin, présidente du collectif Auteuil Les Princes, s’est dite «écœurée».  «On sacrifie encore une fois, pour de raisons économiques, le fleuron des jardins botaniques de Paris pour servir le tennis 15 jours par an. Je vois mal comment le projet Paris 2024 peut se prétendre écologique», a-t-elle déclaré. Le site de Roland-Garros fait en effet partie du projet préparé par la mairie de Paris pour accueillir les Jeux olympiques en 2024.

De son côté, la FFT s’est félicitée de la victoire «du droit et de la raison», dans un communiqué diffusé le 3 février. Les nouvelles installations doivent théoriquement être terminées entre 2018 et 2020.



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