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Risques sanitaires liés aux polluants persistants

Le 10 juin 2005 par Claire Avignon
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Une étude de l'université d'Albany (New York) montre que l'exposition aux polluants organiques persistants (POP) pourrait contribuer au développement de maladies coronariennes.

Publiée dans le numéro de juin de Environmental health perspectives, la recherche a examiné les statistiques hospitalières correspondant à 418 codes postaux new-yorkais situés à proximité de décharges contaminées par des POP et représentant une population moyenne de 1.798.249 personnes entre 1993 et 2000. Le groupe témoin a été constitué à partir de 998 codes postaux (population moyenne de 3.199.867 personnes) où les décharges de déchets sont réputées propres.

Pour les patients vivant à proximité de décharges contaminés par des POP, le taux de maladies coronariennes est 15% supérieur à celui de la population témoin, et le taux d'infarctus du myocarde aigu (IMA) de 20% plus important. Les POP incriminés sont notamment les polychlorobiphényls (PCB), les dioxines et furannes, et les pesticides persistants comme le dichloro-diphényl-trichloréthane (DDT). Des chercheurs avaient déjà montré en 1995 (1) que des riverains d'une décharge canadienne de déchets solides générant, entre autres, du méthane et des composés organiques volatils, avaient un risque plus élevé de développer plusieurs types de cancers (estomac, foie etc.). Ces études confirment que la pollution, comme l'alimentation, est un facteur favorisant le développement de maladies cardiaques.



(1) Goldberg MS et al. 1995. Incidence of cancer among persons living near a municipal solid waste landfill site in Montreal, Quebec. Arch Env Health.




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