Risques sanitaires à Limeil-Brévannes, selon le maire

Le 24 octobre 2011 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Dans un courrier adressé à Nathalie Kosciusko-Morizet, le maire de Limeil-Brévannes estime que le risque sanitaire reste très élevé pour la population qui se trouve à proximité de la montagne de déchets.

«Je n’ai aucun élément me permettant d’être rassuré par rapport aux risques concernant la population. Je vous demande quelles dispositions immédiates je dois prendre, m’apprêtant à évacuer les personnes se trouvant à proximité du chantier d’évacuation», a déclaré, aujourd’hui 24 octobre, Joseph Rossignol, le maire (PG) de Limeil-Brévannes.
 
Pour rappel, une montagne de déchets industriels d’un volume de 150.000 mètres cubes, s’étendant sur 25 mètres de haut et 200 de long, trône dans cette petite commune du Val-de-Marne, qui compte à peine 20.000 habitants. L’Etat a lancé des travaux d’évacuation, après le passage de la ministre de l’écologie sur le site, qui a dénoncé le scandale environnemental et qualifié le responsable des déchets industriels «d’entreprise voyou» (voir le JDLE).

 

En attendant, le maire s’inquiète du rejet dans les égouts des eaux utilisées pour circonscrire les départs de feu. Elles seraient chargées de sulfure d’hydrogène, un gaz potentiellement mortel. «Les eaux rejetées contiendraient 1.200 parties par millions (ppm) de sulfure d’hydrogène alors que le risque mortel serait atteint à 300 ppm», a affirmé Joseph Rossignol, qui a conduit ses propres tests.
 
Selon l'Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), le seuil des effets létaux s’élève, pour le sulfure d’hydrogène (H2S), à 414 ppm, mais à condition que ce gaz soit inhalé de façon continue pendant une heure, ce qui paraît peu adapté à la situation de Limeil-Brévannes.
 
De son côté, la préfecture se veut rassurante. Elle affirme que les analyses menées par l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et l’Agence régionale de la santé ne font pas état d’une telle concentration. «S’il y a de tels niveaux qui sont émis, on prendra ça très au sérieux», a déclaré un porte-parole de la préfecture. Selon lui, le sulfure d’hydrogène se disperserait très rapidement dans l’air. Par ailleurs, une structure d’épuration est installée sur le site pour prévenir une contamination des eaux.
 
Stéphanie Senet


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus