Risques industriels: la gestion des bénévoles

Le 28 novembre 2005 par Christine Sévillano
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Au Salon des maires, une conférence a fait part d'un outil intéressant pour les élus dans le cadre des risques industriels: la réserve communale de sécurité civile. C'est le bénévolat réglementé.

Une conférence sur les risques industriels, le 24 novembre, lors du Salon des maires, a permis aux intervenants de faire le point sur la réglementation concernant les Plans de prévention des risques technologiques (PPRT), mais surtout sur la gestion des bénévoles qui proposent leur aide lors d'un accident industriel ou d'une catastrophe naturelle. «Lors de la catastrophe AZF, les bénévoles ont afflué de toute la France, mais nous n'étions pas équipés pour les recevoir et nous devions d'abord faire un état des lieux, ce qu'ils ont très mal vécu», explique Nicole Maire, responsable hygiène et sécurité de l'Association des ingénieurs territoriaux de France (AITF) qui travaillait auparavant pour la ville de Toulouse.

Depuis, cette volonté citoyenne de participation a été encadrée par la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004, avec la création de la réserve communale de sécurité civile. «Il s'agit d'organiser le bénévolat, et pas seulement pendant la crise», assure le commandant Samuel Gesret du Service départemental d'incendie et de secours du Doubs. En effet, avant la crise, la réserve communale, mise sous l'autorité du maire, peut être utilisée comme une aide à la prévention mais aussi, lors d'un accident, comme un soutien à la population ainsi qu'à la collectivité. Enfin, après la crise, les bénévoles sont amenés à aider les victimes dans leurs démarches administratives et l'assistance matérielle.

Facultative, le coût de cette structure est pris en charge par la commune, qui peut recevoir des aides financières. Les réservistes ont un statut de collaborateur occasionnel du service public, qui peut recevoir des indemnités s'il doit quitter momentanément son travail. «Toutefois, ils ne sont pas des sapeurs-pompiers volontaires, ni une substitution aux services publics d'urgence, mais un complément des associations», poursuit le commandant Samuel Gesret. Il s'agit d'une structure d'aide de l'équipe municipale. Cette loi réglemente également les Plans communaux de sauvegarde qui doivent permettre à l'ensemble des communes d'évaluer les risques, non seulement naturels et technologiques, mais également alimentaires.




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