Risques dans l’agroalimentaire: tout est à faire

Le 18 avril 2006 par Claire Avignon
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travailleur agro
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Le 1er mars, lors d’une conférence organisée dans le cadre du salon Preventica, la Cram sud-est est revenue sur les risques en santé et sécurité du travail dans l’agroalimentaire. Un domaine encore peu pris en compte par le secteur, malgré les points communs qui existent entre cette problématique et celle de la qualité des produits.

Depuis de nombreuses années déjà, la qualité est prise très au sérieux dans toutes les entreprises d'agroalimentaire. Elle est associée à un fort enjeu, en termes d'image comme d'un point de vue économique. «Aujourd'hui, on ne s'autorise plus à produire sans faire de la qualité, témoigne Vincent Baud, ingénieur conseil en agroalimentaire de la Caisse régionale de l'assurance maladie (Cram) du sud-est. Toutes les entreprises, petites ou grandes, ont mis en place un système de management, ce qui est loin d'être le cas de la prise en compte des risques liés à la santé et à la sécurité au travail.»

En effet, les directions se contentent généralement de remplir le document unique sur l'évaluation des risques professionnels, sans penser à imposer un système de management de la santé et de la sécurité au travail (SMS). Plusieurs raisons à cela: «Les coûts liés aux accidents du travail et aux maladies professionnelles (AT-MP) n'apparaissent pas clairement dans le bilan économique d'une société, explique Vincent Baud. L'enjeu économique, même s'il peut être fort, n'est donc généralement pas pris en compte. L'image d'une entreprise n'est pas dépréciée du fait de ses AT-MP, dont on parle très peu.»

Or, estime le spécialiste de la Cram, il suffirait de peu pour que les entreprises agroalimentaires développent enfin un SMS, elles dont l'indice de fréquence des accidents avec arrêt s'avère 37% supérieur à la moyenne nationale, et qui doivent faire face à de nombreux problèmes de troubles musculosquelettiques (TMS). «Les entreprises ont déjà acquis une culture du risque, estime Vincent Baud. Il suffirait de former les ressources déjà disponibles, notamment les responsables de la qualité, qui mettraient en place une organisation comprenant la création d'un comité de pilotage, une phase d'identification des dangers et d'évaluation des risques pour les salariés, la mise en oeuvre d'un tableau de bord, etc.»



(1) Hazard analysis critical control point




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