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Risques 2010 : au revoir BPA, bonjour Nanos et OGM

Le 31 décembre 2010 par Sabine Casalonga
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L’invasion des nanoproduits s’est poursuivie en 2010, les OGM ont refait leur apparition en Europe, mais bonne nouvelle, les alertes sanitaires sur le BPA ont porté leur fruit. Et 3.400 substances chimiques sont en cours d’enregistrement dans le cadre de Reach.

 

475 nanoproduits dans l’UE

L’année 2010 a commencé par la fin du débat national sur les nanotechnologies, le 23 février. En dépit d’une faible participation du public et de l’hostilité des opposants, des attentes se sont dégagées concernant la traçabilité, l’étiquetage, la recherche[voir le JDLE].

 

Un mois plus tard, l’ Afsset (désormais Anses [1]) prônait, dans un rapport sur les risques des nanomatériaux, l’application du principe de précaution. Aucune suite n’a pour l’heure été donnée par les pouvoirs publics.

 

Et pourtant, l’arrivée des nanoproduits sur le marché se poursuit inéluctablement. Un inventaire publié en octobre par le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc) a recensé 475 produits contenant des nanomatériaux en 2010, contre 151 en 2009 [voir le JDLE].

 

Les biberons au BPA interdits en France et dans l’UE

Le bisphénol A (BPA), une substance présente dans de nombreux produits en polycarbonate (biberons, bouteilles en plastique, emballages alimentaires, CD) et dans les résines époxydes (revêtement de boîtes de conserve et canettes), est suspectée d’être un perturbateur endocrinien et d’avoir des effets néfastes sur le développement de l’enfant.

 

Plusieurs études publiées en 2010 attisent les préoccupations : le BPA traverserait la peau [voir le JDLE], diminuerait la qualité du sperme [voir le JDLE] et l’homme serait plus exposé que prévu [voir le JDLE], etc. Cependant, les experts ne peuvent pas encore conclure à un risque avéré pour l’homme. L’Autorité européenne pour la sécurité alimentaire (Aesa, ou Efsa en anglais) a ainsi conclu à l’absence de nouvelles preuves de toxicité du BPA fin septembre [voir le JDLE]. Et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé qu'il était « prématuré » de prendre des mesures de protection [voir le JDLE]. L’Inserm avait toutefois confirmé l’existence des signaux d’alerte en juin [voir le JDLE].

 

Bonne nouvelle cependant, les hommes politiques, emboîtant le pas au Canada, ont décidé d’agir. Les biberons au BPA seront donc interdits en France à partir du 1er janvier 2011, suite au vote du Parlement en juin 2010 [voir le JDLE]. Mais aussi dans toute l’Union européenne à partir de mars 2011 [voir le JDLE]. En revanche, le gouvernement français a reporté à janvier 2011 le débat sur l'interdiction totale du BPA dans les autres produits, réclamée par certains élus et ONG [voir le JDLE].

 

Sale temps pour les opposants aux OGM

L’année a mal commencé pour les anti-OGM. A peine entrée en fonction, la Commission Barroso II a autorisé la culture de la pomme de terre GM Amflora de BASF, pour la première fois depuis l’autorisation du maïs MON 810 en 1998. Un nouveau moteur de recherche créé par Inf’OGM permet de suivre les procédures d’autorisation des OGM dans l’UE. Actuellement, 39 plantes génétiquement modifiées (GM) sont autorisées dans l'UE et 66 sont en attente [voir le JDLE]. Le gouvernement français a promis de s’appuyer sur les recommandations du Haut conseil des biotechnologies (HCB) du 28 juillet [voir le JDLE] pour toute décision d’autorisation de la pomme de terre Amflora en France.

 

En juillet, la Commission a présenté sa nouvelle stratégie pour les OGM qui laisse aux Etats membres le choix de cultiver ou non des OGM [voir le JDLE]. Mais les ministres européens de l'agriculture et de l'environnement, ainsi que des ONG et des citoyens européens [voir le JDLE] ont exprimé leur opposition au projet de Bruxelles. La France a rappelé son exigence de voir renforcées les procédures d’évaluation. De nouvelles règles sur la surveillance des OGM sont attendues en 2011 dans le cadre de la révision des procédures d’évaluation et d’approbation de l’UE

 

Face aux soupçons de conflit d’intérêt au sein de l’Autorité européenne de la sécurité alimentaire (Efsa) [voir le JDLE], une évaluation extérieure de l’agence devrait être réalisée en 2011 en vue d’une nouvelle organisation à l'horizon 2012.

 

En France, un rapport parlementaire a constaté, en octobre, l’échec de l’application de la loi sur les OGM, deux ans après son adoption [voir le JDLE]. Et pendant ce temps, des chercheurs essayent d’anticiper l’arrivée prochaine de poissons GM [voir le JDLE] et d’insectes GM [voir le JDLE]…

 

Reach : 3.400 substances à enregistrer

En dépit des inquiétudes, la première échéance pour l’enregistrement des substances à haut tonnage ou dangereuses pour la santé et l’environnement de Reach s’est achevée avec succès le 1er décembre. L’agence européenne pour les produits chimiques (Echa) a reçu des dossiers pour 3.400 substances [voir le JDLE]. Le nombre final de substances enregistrées sera annoncé une fois tous les dossiers analysés a priori avant le 28 février 2011. Certains utilisateurs avals s’inquiètent toutefois des zones d’ombre restantes [voir le JDLE]. Quant à la liste candidate à l’autorisation, elle contient désormais 46 substances très préoccupantes, susceptibles d'être  interdites dans l'UE [voir le JDLE].

 



[1] Afsset : Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l' environnement et du travail

Anses : Agence nationale de sécurité sanitaire



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