Risque requin: l’Etat montre les dents

Le 22 juillet 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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On ne sait toujours pas pourquoi les requins semblent plus nombreux à la Réunion.
On ne sait toujours pas pourquoi les requins semblent plus nombreux à la Réunion.
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L’Etat n’aura pas été long à répondre à la dernière attaque mortelle d’un requin à la Réunion. Dans les heures qui ont suivi l’attaque -laquelle a causé la mort d’une baigneuse le 15 juillet dernier-, la préfecture a autorisé la capture d’une femelle requin-bouledogue, «à proximité du lieu où est survenue l’attaque».

Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir Sea Shepherd. Dans un communiqué, l’association estime que le dernier accident en date «aurait pu être évité». «Comment est-il possible qu’un endroit aussi connu pour sa dangerosité que la baie de Saint Paul n’ait pas été très clairement indiqué ? Particulièrement dans le contexte de la Réunion. Il s’agit là d’un manquement grave à la prévention en amont des accidents», affirme l’organisation de Paul Watson.

Cette prévention devrait être renforcée. Vendredi 19 juillet, le gouvernement a autorisé le préfet de La Réunion à mettre en œuvre le «plan renforcé et durable de prévention du risque requin». Ce plan, rappelle le ministère de l’écologie dans un communiqué, repose sur une surveillance des eaux en utilisant plusieurs types de capteur (capteur de turbidité, sonars embarqués...); l'étude des évolutions à apporter à la réglementation relative à la baignade et aux activités nautiques; l'évaluation du dispositif vigie-requin; la professionnalisation des agents assurant cette mission; l'amélioration de la connaissance sur la quantification des requins et l'évolution des pratiques des usagers de la mer; la gestion raisonnée des stocks en lien avec la réserve naturelle marine; la mise en place d'un observatoire du risque requin; le développement de l'information et de la communication autour du risque requin.

Interviewé par le Figaro, Bernard Séret, icthyologiste à l’Institut de recherche pour le développement, rappelle une évidence: «Depuis les années 1970, les mers européennes et américaines sont vidées de leurs poissons par la surpêche. Il y a de moins en moins de requins mais de plus en plus de gens sur les plages, et qui y restent de plus en plus longtemps. Avec une population humaine qui augmente, même s’il y a de moins en moins de requins, statistiquement, la fréquence des rencontres augmente. C’est ce qui se passe actuellement à La Réunion par exemple.»



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