Risque de cancers de la thyroïde accru en Nouvelle-Calédonie

Le 31 août 2005 par Claire Avignon
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Dans son dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), l'Institut de veille sanitaire (INVS) montre que l'incidence du cancer de la thyroïde chez les habitants de la Nouvelle-Calédonie est 6 à 15 fois plus élevée que dans le monde, et 3 à 7 fois plus qu'en France. En outre, l'incidence des cancers de l'utérus et des ovaires est deux fois plus élevée qu'en France et dans le monde, et celle des mélanomes malins cutanés, 2,5 à 4 fois celle du reste du monde. Enfin, les hommes ont 3 fois plus de risques d'avoir un mésothéliome que dans le reste du monde, et les femmes 20 fois plus. Le groupe à plus fort risque est celui des Mélanésiens (1). Pour le cancer de la thyroïde, de l'utérus et de l'ovaire, ce sont les Mélanésiennes qui sont exposées au plus grand risque. Ces résultats sont liés à des facteurs environnementaux (présence de mines) ou liés au mode de vie, selon le BEH écrit par Francine Baumann et Yannick Rougier: si une étude épidémiologique est en cours sur l'étiologie des cancers de la thyroïde par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), une autre recherche a déjà montré le rôle de la chaux locale (Pö) dans le cas des mésothéliomes.



(1) Les Mélanésiens représentent la population la plus importante du territoire de Nouvelle-Calédonie (44,1%), devant les Européens (34,1%), les Wallisiens (9,0%), etc.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus