Risque d’inondation en Ile-de-France: quelle situation?

Le 21 juillet 2011 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
7,2% de la population francilienne serait directement menacée par la montée des eaux en cas de crue centennale. Mais promoteurs, architectes, entrepreneurs et certains décideurs sont de plus en plus nombreux à demander un assouplissement des règles d’urbanisme en zone inondable, révèle l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’Ile-de-France dans une note de juillet 2011. 
 
«Les conséquences d’une crue majeure en Île-de-France seraient sans commune mesure avec les dernières grandes inondations survenues en France dans la vallée de la Somme (2001), sur le littoral atlantique (Xynthia–2010) ou dans le Gard (juin 2010)», selon l’IAU. Or, la population exposée est en constante augmentation et la cartographie des projets d’aménagement en Île-de-France révèle que de nombreuses opérations programmées ou à l’étude (zones d’aménagement concerté, sites en rénovation urbaine, nouveaux quartiers urbains…) sont localisées en zone inondable.
 
Les Plans de prévention des risques inondation (PPRI) mis en œuvre progressivement depuis 1999 ont pourtant été pensés afin de freiner la densification dans ces zones sensibles. S’ils permettent, par les prescriptions qu’ils imposent, de réduire la vulnérabilité des nouvelles constructions en améliorant leur résilience et leur robustesse à l’échelle parcellaire, «ils n’intègrent pas le lien avec la gestion de crise que devrait imposer la forte augmentation des enjeux humains sur les territoires», regrette l’Institut.
 
Au-delà des conséquences matérielles et financières qu’une crue majeure pourrait avoir dans cette région de l’Hexagone (plusieurs milliards d’euros), la vie quotidienne des habitants serait fortement perturbée. «La dépendance énergétique constitue la toute première source de vulnérabilité de notre système urbain. L’inondation des postes «sources» et moyenne tension –ou leur coupure préventive pour protéger les installations et faciliter le retour à la normale– priverait a minima 2,5 millions d’habitants d’électricité avec de graves répercussions sur leurs conditions de vie, mais aussi sur tous les autres secteurs d’activité (réseaux, télécommunication, transport, santé….
 
C’est pourquoi l’IAU préconise que les liens entre l’aménagement, la gestion de crise et la sauvegarde de la population soient renforcés à toute l’échelle du fonctionnement métropolitain.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus