Rio+20: n'oubliez pas les élus locaux

Le 23 mai 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Andrée Buchmann est vice-présidente de la CUS.
Andrée Buchmann est vice-présidente de la CUS.
Retailly

Vice-présidente EELV de la communauté urbaine de Strasbourg, Andrée Buchmann milite pour une prise en compte des problématiques locales par les négociateurs de Rio+20. Explications.

Vous participiez, cet après-midi, à un colloque à Paris sur l’apport des collectivités  au processus de Rio + 20. Comment les édiles peuvent-ils enrichir le prochain Sommet de la terre?

Par leur démarche pro-active. Il est évident que les questions globales, comme les changements climatiques, nécessitent une réponse globale. Mais, une fois les grandes conférences terminées, c’est au niveau local, celui des maires ou des présidents de communauté de communes, que ces problèmes se règlent vraiment. Prenez la question de l’aménagement du territoire: elle englobe les problématiques de transports publics, de consommation d’espace, de construction. Autant de sujets que nous, les élus locaux, traitons au quotidien. De plus, rien n’est possible sans le support de la population. Or les maires sont l’interface entre ce qui se décide au niveau international et les administrés. Ce que nous voulons dire à Rio c’est que nous sommes concernés et impliqués par les questions de développement durable. Mais qu’il est difficile d’avancer concrètement sans nous.

 

Les choses ont tout de même évolué depuis le Sommet de Rio de 1992?

Oui, il y a 20 ans, les collectivités, un peu en ordre dispersé, faisaient le forcing pour être associées au Sommet. Aujourd’hui, grâce à nos associations notamment, notre rang de partenaire «obligé» est conforté. Parallèlement, nos pratiques de terrain évoluent.

 

Par exemple?

Prenons l’exemple de l’Agenda 21. Auparavant, le maire décidait de tout dans son coin. L’Agenda 21, c’est mettre toutes les parties prenantes autour de la table et les faire réfléchir ensemble dans une même perspective. C’est la réalisation concrète qu’une autorité suprême ne peut plus tout décider. Pour avancer, il faut mobiliser les élus, les entrepreneurs, les associatifs, les syndicalistes qui, grâce à leur culture, leurs réseaux, dérouleront le catalogue d’actions nécessaires à l’atteinte du but fixé.

 

C’est de la méthode, mais concrètement?

Concrètement, nous sommes par exemple en train de revenir sur la minéralisation des espaces urbains. Jusqu’à ces dernières années, on aménageait les villes pour faire joli. Désormais, on ouvre cet espace urbain à la nature. C’est une réelle inversion du regard. Mais cela ne s’arrête pas là. Les changements climatiques, on le sait, vont accroître le nombre d’événements météorologiques extrêmes. De plus en plus d’orages violents, comme à Nancy cette semaine, dévastent les villes. Or elles ne sont pas conçues pour supporter de tels cataclysmes. Nos services municipaux, de même, ne sont pas organisés pour y faire face. On voit donc bien que nous devons nous adapter à cette nouvelle donne climatique. Ce qui ouvre là un grand chantier de réflexion et d’actions locales.

 



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