Rio+20: Les collectivités françaises donnent leur avis

Le 10 novembre 2011 par Stéphanie Senet
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Les associations de collectivités locales ont diffusé, le 9 novembre, une déclaration commune en vue de la prochaine Conférence des Nations unies pour le développement, dite Rio+20. Elles y réaffirment vouloir jouer un rôle accru, font part de leurs engagements, et formulent plusieurs recommandations destinées à la communauté internationale.

 
Cette déclaration résulte des débats qui se sont déroulés lors des Assises nationales du développement durable, les 13 et 14 octobre à Toulouse.
 
Les associations de collectivités locales signataires (1) soulignent qu’elles sont «des acteurs essentiels de la transition à réussir». A ce titre, elles souhaitent que Rio+20 soit le point de départ d’un cycle de négociations sur la période 2012-2020 en faveur de nouvelles formes de gouvernance au sein des Nations unies.
 
Au passage, elles donnent leur définition d’une économie verte, l’un des deux thèmes principaux de la Conférence (JDLE): «Elle optimise la gestion des ressources, permet un partage des richesses plus équitable et soutenable et le développement de tous les peuples, au contraire de la mondialisation, qui débouche sur un accroissement des inégalités faute de mécanismes de régulation».
 
Les collectivités se souviennent que la déclaration de Rio, en 1992, s’adressait à elles par l’intermédiaire des agendas 21 qu’elles concrétisent sur leur territoire.
 
Leur déclaration comporte par ailleurs plusieurs recommandations. Elle reprend l’idée, dont le Brésil se fait le porte-parole (JDLE), d’une liste d’objectifs du développement durable, portant sur l’accès à l’énergie et la recherche de l’autonomie alimentaire des pays, sur le modèle des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Elle appelle aussi à une stabilité du prix des matières premières et des ressources alimentaires, à une stabilisation du climat et à la construction d’un système de protection sociale au bénéfice de tous les peuples.
 
Concernant les moyens à mettre en place, elle cible des mécanismes de régulation au niveau mondial, des programmes pour lutter contre le changement climatique et l’érosion de la biodiversité (les collectivités souhaitent être parties prenantes), une coopération décentralisée renforcée, l’accès à des financements des banques multilatérales de développement par les collectivités, l’adoption de nouveaux indicateurs, sans oublier un Conseil de développement durable comme instance onusienne suprême.
 
Au chapitre de leurs engagements, les collectivités déclarent s’inscrire dans la continuité de Rio-92 (agenda 21) en favorisant la transition vers des territoires soutenables, l’accès à l’information et la participation des citoyens, l’optimisation, la sobriété et le partage des ressources, l’accès égalitaire à l’éducation et à l’emploi, la promotion de la formation tout au long de la vie, l’utilisation de la commande publique comme levier, l’accès équitable aux besoins essentiels (eau potable, assainissement, énergie, santé, transports collectifs, logement)…
 
 
(1)   Association des maires de France, Assemblée des départements de France, Association des régions de France, Assemblée des communautés de France, Association des maires des grandes villes de France, Fédération des maires de villes moyennes, Association des communautés urbaines de France, Association des petites villes de France, Association des maires ville et banlieue de France, Association des maires ruraux de France, Association française du conseil des communes et régions d’Europe, Assemblée des régions d’Europe
 


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