Rio+20: demandez le programme

Le 11 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En 1987, une obscure commission mondiale sur l’environnement et le développement de l'ONU publiait un rapport intitulé Notre avenir à tous. Cinq ans plus tard, ce qui est finalement devenu le «rapport Brundtland» (du nom de la présidente de ladite commission) est devenu le livre de chevet de ceux qui imaginent une nouvelle forme de développement.
 
Jamais publié en France, l’ouvrage irrigue pourtant les esprits. A un point tel que le Sommet de la terre de Rio de 1992 reprend à son compte le concept de «développement durable», défini par le rapport.
 
Ce ne sera pas le seul succès de ce sommet unique. En juin 1992, le Brésil réunit des milliers de représentants d’associations, 110 chefs d'Etats et de gouvernements et les représentants de 178 pays. L’issue de ce qui reste le plus grand rassemblement de rois et de présidents est fructueuse.
 
Les dirigeants y signent le programme Action 21 (souvent désigné par son intitulé anglais: Agenda 21), la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement; une Déclaration de principes concernant les forêts, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la Convention des Nations unies sur la diversité biologique et la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification.
 
Vingt ans après, le Brésil organise (du 20 au 22 juin prochains) un remake du Sommet de la terre. Rien à voir avec l’original. Cette fois, il ne s’agit plus de s’engager fermement à protéger l’environnement, mais plutôt de s’orienter vers une économie verte, dont les contours ont été définis, il y a un an, par le programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) [JDLE]. Pas plus.
 
Un document de travail, publié par le Guardian, esquisse le pré-programme de la réunion de Rio. Le moins que puisse dire, c’est que les dirigeants actuels sont moins ambitieux que leurs aînés. Intitulé L’avenir que nous voulons, le document de 20 pages revient d’abord sur les échecs des politiques conduites depuis deux décennies.
 
«Il y a eu des revers, en raison des crises, financières, économiques, et aussi de la volatilité de prix de l’alimentation et de l’énergie. L’insécurité alimentaire, les changements climatiques et la perte de biodiversité ont contrebalancé les gains en termes de développement», reconnaissent les auteurs.
 
Pour tenter de renverser la vapeur, l’ONU appelle les pays qui participeront à Rio+20 à adopter les principes de l’économie verte, mais chacun à son rythme. Et sans la moindre contrainte.
 
Pour suivre cette évolution annoncée, le document recommande aussi de transformer le Pnue en une véritable agence de l’ONU, à l’instar de l’Organisation mondiale de la santé. Une idée lancée, entre autres, par Jacques Chirac, lors du Sommet de Johannesburg en 2002, mais qui s’est embourbée depuis.
 
Le document appelle aussi chefs d’Etats et de gouvernements à prendre de bonnes résolutions pour protéger les océans, la biodiversité, développer les énergies renouvelables ou lutter contre le changement climatique.
 
Un sommet pour rien?
 


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