Réunion: le feu de forêt progresse toujours

Le 31 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les nouvelles ne sont pas bonnes en provenance de la Réunion. Ce week-end, le feu a progressé. Ce lundi matin 31 octobre, la surface ravagée par les flammes s’établissait à 2.677 hectares, contre 1.500 ha en fin de semaine dernière [JDLE].
 
A la demande des élus locaux, une douzaine de familles habitant dans les hauteurs de Saint-Leu, Trois-Bassins et Saint-Paul ont été évacuées. Pour le moment, indique la préfecture, seule une maison a été détruite et une exploitation agricole touchée par les flammes.
 
Plus de 600 personnes (pompiers, militaires, pilotes d’hélicoptère, ONF et parc national) sont à pied d’œuvre auxquelles vont se joindre, mardi, 171 pompiers métropolitains.
 
Importants, ces moyens seront-ils suffisants? Difficile, pour le moment, de répondre à la question. Car l’incendie, volontairement déclenché mardi dernier, est particulièrement difficile à combattre.
Il se situe sur des terrains très escarpés, non desservis par des routes. Relativement fort et tourbillonnant, le vent attise les flammes, lesquelles se déplacent extrêmement rapidement: par les cimes des arbres (celles des acacias, notamment) et par l’humus.
 
Par ailleurs, les pompiers évoluent dans un site protégé et sont donc contraints de limiter l’impact de leurs interventions (véhicules, feux tactiques). Faute de pistes carrossables, les soldats du feu doivent aussi tirer des kilomètres de tuyaux, ce qui ne facilite pas leur rapidité d’intervention. Enfin, les pyromanes ne semblent pas avoir dit leur dernier mot. Deux ont été surpris en pleine action, lundi matin, en bordure de la route des tamarins.
 
Un peu rapidement, les responsables d'Europe-Ecologie Les Verts ont condamné l’organisation des secours. Par un communiqué commun, Eva Joly, candidate à l'élection présidentielle de 2012, et Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, ont dénoncé «la réaction dramatiquement insuffisante de l'Etat et des autorités locales», parlant de «véritable catastrophe nationale».
 
Une polémique jugée «tout à fait déplacée» par le lieutenant-colonel Florent Hiver. «Le mode d'action à la Réunion a été le même qu'ailleurs: les moyens déclenchés sont d'abord les moyens locaux, et lorsqu'ils s'avèrent insuffisants, les renforts sont déclenchés», rappelle le porte-parole de la Sécurité civile, dans un entretien accordé à Libération.


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