Retour sur la première année d’EcoFolio

Le 27 mai 2008 par Victor Roux-Goeken
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EcoFolio, l’éco-organisme des imprimés non sollicités, a présenté son bilan lors d’une conférence de presse. L’occasion de revenir sur quelques points-clés de la filière.

A peine mise en place en janvier 2007, la filière des imprimés non sollicités (InS) a démarré sur les chapeaux de roue, a rappelé Jacques Pélissard, président de l'Association des maires de France (AMF). Près d'un Français sur deux est désormais concerné par le dispositif. 32 millions d'euros de contributions ont été versés, pour 980.000 tonnes d'imprimés collectés.

Quid des entreprises n'adhérant pas? «Si elles se font prendre, elles paient la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), soit 900 € par tonne», rappelle Frédéric-Louis Aurand, président d'EcoFolio et de Paru Vendu. Comme 98% des tonnages prévus ont été collectés, les entreprises n'ayant pas contribué ont sans doute «oublié», estiment les responsables d'EcoFolio.

En quelques mois, 5.000 entreprises ont toutefois contribué. «EcoFolio a ceci de particulier qu'autour de la filière papier, on retrouve des entreprises très diverses en termes de taille et d'activité, qui ont un usage soit marginal, soit exclusif du papier, explique Frédéric-Louis Aurand. Entre les Pages Jaunes et une banque, l'éco-contribution n'a pas du tout le même impact.» Pour un chiffre d'affaires de 930 millions €, Paru Vendu paie 4 millions € de contribution.

Pour autant, les entreprises ne subissent pas le poids de l'éco-contribution au point de devoir changer de stratégie, assure Géraldine Poivert, directrice de l'éco-organisme. Aucune société, par exemple, n'est passée du papier vers le web, ou bien n'a réduit les quantités d'imprimés non sollicités mis sur le marché.

Quant à Stop Pub, lancée par la ministre chargé de l'environnement Roselyne Bachelot, a-t-elle permis d'enrayer les 40 kg annuels de pub distribués dans les boîtes aux lettres des particuliers? L'initiative, «qui ne va vraiment pas dans le sens du développement durable» assure sans sourciller Frédéric-Louis Aurand, n'est suivie en moyenne que par 7% de la population.

Sur le million de tonnes d'imprimés non sollicités collecté, 60% sont recyclés, 38% «valorisés» et 2% mis en décharge. Les collectivités touchent respectivement 65, 35 et 2 € par tonne traitée. Comme l'éco-organisme veut continuer à favoriser le recyclage, reverra-t-il à la hausse la contribution versée par les entreprises, actuellement de 35 €? Aucune réponse claire n'a été apportée.

Jacques Pélissard a rappelé, notamment pour les périodiques, l'existence d'une contribution en nature: ceux-ci peuvent promouvoir la collecte des imprimés non sollicités par les collectivités.

Dès le début du mois de juillet, le périmètre du gisement sera étendu au publipostage, aux catalogues de vente par correspondance et aux magazines de marques. Mais l'organisation de la filière devrait continuer à être gérée par un seul et unique éco-organisme.


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