Retardateurs de flamme: l’Anses fixe les grandes lignes de la surveillance

Le 10 octobre 2012 par Romain Loury
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Des retardateurs de flamme dans le poisson ?
Des retardateurs de flamme dans le poisson ?

Les retardateurs de flamme bromés (RFB) doivent continuer à faire l’objet d’une surveillance de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), estime l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) dans un avis, qui détaille les grandes lignes de futurs plans. Utilisés comme substances ignifuges (plastiques d’appareils électriques, mousses, matériaux de capitonnage, intérieurs de voiture et d’avion, textiles), ces polluants organiques persistants (POP) se retrouvent dans la viande, le poisson et les fruits de mer.

Si leur présence alimentaire demeure non réglementée, elle n’en est pas moins sous surveillance. C’est suite aux deux premiers plans de surveillance (2008, 2009) que la DGAL a saisi l’Anses, en 2010, afin qu’elle l’éclaire sur le bien-fondé d’en reconduire de nouveaux. Réponse affirmative de l’Anses, qui détaille les aliments et les types de RFB à scruter plus particulièrement.

Parmi eux, l’hexabromocyclododécane (HBCD), à «rechercher prioritairement dans les œufs et la viande de volaille, les poissons et dans la viande bovine et porcine». Pour les polybromodiphényléthers (PBDE) -dont seul le déca-BDE reste autorisé en Europe-, et pour le tétrabromobisphénol A (TBBPA), ce sont les poissons et les produits laitiers qui sont d’abord à tester.

L’Anses estime, en revanche, qu’il n’y a pas lieu de surveiller les polybromobiphényles (PBB), peu utilisés en Europe (où ils ont été interdits en 2000) et rarement retrouvés dans les aliments. Cas particulier, celui des valeurs extrêmes de HBCD retrouvées dans la viande et les œufs, qui pouvaient «dépasser 20.000 fois» la valeur médiane de contamination.

Minoritaires, mais «pas atypiques», ces cas suscitent «des interrogations en termes de risque pour la population générale puisque l’ingestion d’un seul de ces œufs fortement contaminés pourrait représenter une fraction importante de l’exposition alimentaire annuelle d’un individu», note l’Anses.

Si ces valeurs extrêmes étaient confirmées, «il serait utile de mener des travaux de recherche pour comprendre les raisons [de ces contaminations] retrouvées sur certaines matrices issues de la filière avicole afin de préciser les modalités d’un plan de contrôle orienté spécifiquement sur cette filière», juge l’Anses. Selon certains experts, ces fortes contaminations accidentelles s’expliqueraient par l’ingestion d’un matériau ignifuge par les volailles.


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