Résultats de l'étude d'impact de la ZI de Dunkerque

Le 06 décembre 2004 par Claire Avignon
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Le secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles (SPPPI) a demandé à Aria Technologies une évaluation des risques sanitaires des rejets industriels de la zone industrielle de Dunkerque. Les résultats de cette approche globale des rejets d'un zone d'activité viennent d'être publiés.

Aria Technologies est spécialiste des modèles de dispersion des polluants atmosphériques, Litwin (CA de 70 millions d'euros), des risques industriels et l'association Careps (Centre Rhône-Alpes d'épidémiologie et de prévention sanitaire), de l'épidémiologie et des risques sanitaires. Ces trois sociétés ont travaillé de concert de février à décembre 2004 pour établir non pas les risques sanitaires liés à une usine, mais à toute une zone industrielle (ZI) comprenant 25 sites, dont ceux de Total, Sollac Atlantique et Polimeri Europa. L'évaluation s'est faite sur la population résidentielle, notamment celle dite sensible (enfants, personnes âgées), non sur les travailleurs.

Les résultats s'avèrent plutôt rassurants, même si de nombreuses incertitudes demeurent. Sur une vingtaine de polluants pris en compte, peu de dépassements ont été relevés par rapport à la réglementation française sur la qualité de l'air ou aux valeurs limites de l'OMS (Organisation mondiale pour la santé). Le cadmium, les oxydes d'azote (NOx), le benzène, le manganèse et le chrome VI excèdent dans certains lieux les recommandations. «Mais l'impact ne se situe généralement pas sur les zones de résidence», explique Alexandra Fresneau, chef de projet à Aria technologies. Le modèle de dispersion montre que l'impact se trouve soit en mer, sous l'action des vents dominants, soit sur la ZI. En outre, le risque lié au chrome VI, le plus important car situé sur une zone résidentielle, a été largement majoré. «Tous les rejets de chrome ont été comptés comme du chrome VI, la substance la plus dangereuse, continue Alexandra Fresneau. Et comme tous les autres polluants, nous avons calculé une exposition maximale 24 heures sur 24 et sur toute l'année.»

Toutefois, l'étude ne prend pas en compte les pollutions non industrielles, telles que les transports et le chauffage des habitations et des bâtiments. Cela peut jouer pour certains polluants à l'instar des NOx, qui proviennent autant de rejets industriels que des pots d'échappement des véhicules. «Notre projet est d'intégrer toutes les pollutions pour ce type d'étude», explique Dominique Baricheff, responsable risques industriels de Litwin, conscient de l'importance d'une étude exhaustive. Une autre source d'incertitudes réside dans l'absence de connaissances sur les synergies des polluants. Des interactions entre polluants peuvent augmenter largement les risques sanitaires. Mais ces recherches épidémiologiques ne font que commencer.

Ce type d'étude devrait pouvoir se développer, mais toujours de manière volontaire. «La SPPPI, la Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) et le Medef (Mouvement des entreprises de France) régional ont été des partenaires très impliqués. Et tous les sites industriels ont joué le jeu», estime Dominique Baricheff qui se dit en discussion avec les acteurs de la ZI de Calais.


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