Respirer en conduisant peut être nocif pour la santé

Le 11 septembre 2013 par Marine Jobert
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Ouvrir les fenêtres, meilleur pour la santé.
Ouvrir les fenêtres, meilleur pour la santé.

La problématique de la qualité de l’air intérieur ne s’arrête pas à la porte du domicile, des écoles ou du bureau; elle s’étend jusqu’à l’habitacle de la voiture. Quand on sait qu’un automobiliste francilien passe, en moyenne, 78 minutes par jour dans sa voiture[1], il y a matière à s’interroger sur la composition de l’air inhalé par le conducteur et ses passagers. C’est ce qu’a fait une grande enseigne de réparation automobile, en commandant une étude sur le sujet à Fabien Squinazi, médecin et ancien directeur du Laboratoire d'hygiène de la ville de Paris.

 

Des revêtements émetteurs

Le résultat n’est pas rassurant. Outre le fait que «les usagers de la voiture sont les plus exposés aux polluants atmosphériques gazeux rejetés par les échappements des véhicules automobiles», l’étude montre que l’air à l’intérieur des voitures présente «des niveaux particulièrement élevés en dioxyde d’azote, benzène et autres hydrocarbures, mais aussi des teneurs importantes en particules fines et en formaldéhyde, en comparaison des autres modes de déplacement». Des polluants dont la présence s’explique en partie par l’usage de différents revêtements à l’intérieur du véhicule.

 

La clim’ exhale ses polluants

Champion du dioxyde d’azote: l’automobiliste qui circule sur le boulevard périphérique aux heures de pointe. Le niveau de ce gaz y est deux fois plus élevé que dans l’habitacle d’une voiture roulant dans Paris intra muros. Pire encore, un automobiliste dans sa voiture «est 5 fois plus exposé au benzène et au dioxyde d’azote et 3 fois plus exposé aux particules fines que dans la rue ou dans son logement». Des polluants biologiques potentiellement allergisants ont également été décelés, apportés par les usagers et par le système de ventilation/climatisation du véhicule.

 

Dépoussiérer l’habitacle

Prendre les transports en commun n’arrangera pas forcément vos bronches, puisque la qualité de l’air intérieur dans le métropolitain et le RER est également sujette à caution. En certains points du réseau, les concentrations en particules fines sont en effet jusqu’à 7,5 fois plus élevées qu’à l’extérieur. Reste l’entretien de la voiture: «Un entretien mécanique pour limiter la pollution des autres et la sienne», détaille Fabien Squinazi, «l’installation de filtres à charbon actif pour piéger les polluants gazeux, et l’entretien intérieur en dépoussiérant l’habitacle régulièrement».

 



[1] Enquête globale Transport, Stif, janvier 2013

 



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