- 

Respire en croisade contre la publicité automobile

Le 03 septembre 2019 par Victor Miget
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
«Mettre les émissions de CO2 et la consommation de carburant en aussi lisible que l’information principale doit servir de nouvel argument aux constructeurs, pour qu’ils s’engagent tous dans la voie de la réduction de l’impact de l’automobile», affirme l'association Respire.
«Mettre les émissions de CO2 et la consommation de carburant en aussi lisible que l’information principale doit servir de nouvel argument aux constructeurs, pour qu’ils s’engagent tous dans la voie de la réduction de l’impact de l’automobile», affirme l'association Respire.

L’association pour la prévention et l'amélioration de la qualité de l'air Respire demande à ce que la consommation de carburant et les rejets de CO2 des voitures soient inscrits de manière visible dans les publicités.

 

C’est la loi, scande l’association Respire. «Nous  demandons, comme la loi l’exige, que la consommation de carburant et les rejets de CO2 des voitures soient inscrits de manière visible et claire sur les publicités automobiles.»

Une Directive vieille de 20 ans

En 1999, une directive européenne (1999/94/CE) concernant les publicités pour les voitures particulières neuves stipulait que les informations sur les rejets de CO2 et la consommation de carburant : « doivent être facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans la documentation promotionnelle. »

Or, Respire considère que ces informations figurent généralement en petits caractères au bas des publicités. « Quand on ne veut pas montrer des informations mais que la loi oblige de le faire, l’astuce consiste à les faire apparaître en tout petit. Les publicitaires vous diront que ces informations obligatoires gênent la création publicitaire», affirme-t-elle.

Une réplique de 2011

Dans sa nouvelle campagne, l’association demande à ce que la loi soit correctement appliquée. Tendant au passage une perche aux principaux intéressés. «Mettre les émissions de CO2 et la consommation de carburant en aussi lisible que l’information principale doit servir de nouvel argument aux constructeurs, pour qu’ils s’engagent tous dans la voie de la réduction de l’impact de l’automobile.»

En 2011, Respire avait déjà lancé une action de ce type. Classée sans suite. Cette fois, elle lance sa campagne avec Factio (un réseau social citoyen) pour interpeller les élus (députés et sénateurs). En parallèle, sera lancée une campagne de crowdfunding pour financer d’éventuels frais de justice.

 

 



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus