Réserves naturelles: des bienfaits réels, à (trop) faible coût

Le 06 avril 2016 par Romain Loury
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Les Bouches de Bonifacio
Les Bouches de Bonifacio

Malgré tous les bénéfices qu’elles apportent à la société, les réserves naturelles demeurent insuffisamment financées: tel est l’un des messages que veut porter l’association Réserves naturelles de France à l’occasion de son congrès annuel, qui a lieu de mercredi 6 à samedi 9 avril à Salavas (Ardèche).

L’association représente 340 réserves naturelles classées, nationales ou régionales. Avec des profils et des paysages divers, allant de la réserve naturelle des Terres australes françaises et ses 2,27 million d’hectares à celle de la mine du Verdy (Rhône), la plus petite avec son vingtième d’hectare, en passant par les Bouches de Bonifacio (Corse-du-Sud, 79.460 ha) et la Camargue (Bouches-du-Rhône, 13.000 ha).

Regroupant environ 350 participants, pour la plupart des gestionnaires de réserves naturelles (communes, associations, parcs naturels régionaux ou nationaux, etc.), le congrès national de RNF a débuté mercredi à Salavas, jusqu’à samedi. Une réunion présentée au JDLE par son directeur, Arnaud Collin, comme un lieu «d’échange des expériences, de partage des réflexions», aussi bien en matière de relations avec l’Etat et les régions, d’outils méthodologiques et juridiques.

De maigres moyens

Entre marche sur les bords de l'Ardèche, observation d’aigles de Bonelli et visite à un apiculteur, la secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité, Barbara Pompili s’y rendra jeudi et vendredi. L’occasion, pour l’association, de lui rappeler que les réserves naturelles «apportent plus de bénéfices que de coûts». D’un point de vue environnemental bien sûr, mais aussi touristique, d’éducation à la nature et de bien-être de la population, rappelle Arnaud Collin.

Or ce réseau, doté d’environ 40 millions d’euros par an, dont 20 millions de l’Etat, «manque de moyens financiers, stables, voire en diminution», ajoute le directeur de RNF. «Nous allons sensibiliser [la secrétaire d’Etat] aux bénéfices socio-économiques, afin qu’elle soit vigilante à ce budget», plutôt maigre, conclut-il, regrettant un manque d’effectifs.

Interrogé sur le projet de loi sur la biodiversité, adopté mi-mars en deuxième lecture à l’Assemblée nationale et en attente d’un examen au Sénat, Arnaud Collin se réjouit de l’inscription des réserves naturelles de France dans le code de l’environnement, mais aussi de la mis en place de l’Agence française pour la biodiversité (AFB).

«C’est un outil qui manquait, nous en attendons beaucoup en termes d’accompagnement technique. C’est une avancée majeure: encore faut-il qu’elle soit suffisamment dotée», juge-t-il. Une crainte souvent évoquée par les acteurs de la biodiversité.



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