Réserves marines : le détroit de Bonifacio bientôt protégé?

Le 16 juin 2010 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le ministre en charge de l’environnement Jean-Louis Borloo a signé le 15 juin un accord avec la ministre italienne de l'environnement pour protéger le détroit de Bonifacio, situé entre la Corse et la Sardaigne.

Pour Greenpeace, il s’agit d’une première étape en vue du classement de ce site en Parc marin international. L’association écologiste rappelle dans un communiqué du 15 juin qu’aujourd’hui, moins de 1 % de laMéditerranée bénéficie d’une protection environnementale, alors que de nombreux navires transportant des matières dangereuses transitent chaque jour dans ces eaux remarquables.

Les gouvernements français et italien avaient déjà conclu un accord en 1993 afin que les navires à risque battant pavillon français et italien soient interdits de passage dans ce détroit potentiellement dangereux. Parsemé d’écueils, il est en effet traversé par des courants et des vents violents, ce qui peut favoriser les accidents et les marées noires. L’interdiction de passage pourrait donc s’étendre à l’ensemble des cargos dangereux (navires transportant des matières dangereuses, super-tankers et chimiquiers), quel que soit leur pavillon, d’ici deux ans.

Cet engagement réciproque s'inscrit dans la continuité des programmes communautaires Interreg I, II et III, et repose sur deux grands principes, «  la préservation et la connaissance du patrimoine, ainsi que la valorisation de ce territoire commun au travers d'une entité de gestion transfrontalière ».

A l'occasion du Grenelle de la mer, l'assemblée de Corse a réitéré sa demande de création d'une « zone maritime particulièrement vulnérable », qui couvrirait la partie nord-ouest du bassin méditerranéen, allant des côtes espagnoles aux côtes italiennes.

«  Greenpeace souhaite que les Baléares, par exemple, suivent, pour que le thon rouge puisse s’y reproduire en paix », indique François Chartier, chargé de campagne Océans à Greenpeace France.

Ce projet de Parc marin international est ambitieux : il vise à protéger 80.000 hectares de zones marines et terrestres côté français, et 20.000 côté italien, dans une seule et même démarche partenariale, et ce dans un détroit servant à la navigation internationale et donc soumis, conformément à la Convention de Montego Bay de 1982, à la règle de liberté de transit sans entrave des navires marchands.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus