Reptiles et amphibiens: une espèce sur cinq menacée en France

Le 01 octobre 2015 par Romain Loury
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La vipère péliade, vulnérable et en déclin
La vipère péliade, vulnérable et en déclin
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En France, les amphibiens et les reptiles poursuivent leur lent déclin, avec une espèce sur deux dont les effectifs sont en baisse et une sur cinq menacée d’extinction, relèvent l’UICN et le MNHN [1]. En cause, la destruction des milieux naturels, mais aussi la pollution chimique et les espèces invasives.

La situation ne s’améliore guère pour nos animaux à sang froid: selon une version actualisée de la Liste rouge de l’UICN France, 9 espèces de reptiles sur 38 et 8 espèces d’amphibiens sur 35 sont menacées sur le territoire français, qu’elles soient «en danger» ou «vulnérables».

Parmi les quasi-menacées, on dénombre 4 espèces de reptiles et 12 d’amphibiens. «Parmi ces espèces, la moitié était en catégorie ‘préoccupation mineure’ lors de la précédente évaluation [de 2008] et leur situation s’est donc détériorée», notent l’UICN et le MNHN. Pour d’autres, les changements de catégories s’expliquent aussi par «une amélioration  des connaissances concernant leur répartition et l’état de leurs populations».

Quels que soient leur statut IUCN et leur abondance, 40% des espèces de reptiles et 60% de celles d’amphibiens sont en déclin. Parmi elles, on retrouve la vipère d’Orsini (en danger), le lézard ocellé et la vipère péliade (tous deux vulnérables), la grenouille des champs et le crapaud à couteaux (tous deux en danger). Quant à la tortue d’Hermann, vulnérable, ses effectifs sont stables.

Urbanisation, agriculture, assèchement

«Première cause de menace, la régression et la fragmentation des milieux naturels affectent fortement les populations de ces espèces», indiquent l’UICN et le MNHN, qui citent l’urbanisation, les infrastructures routières, l’intensification agricole et l’assèchement des zones humides. Sans oublier le rejet de polluant (pesticides, engrais, métaux lourds), ainsi que, plus localement, l’arrivée d’espèces invasives (écrevisses américaines, tortue de Floride, grenouille taureau), particulièrement néfastes pour les amphibiens.

«En dépit de la protection réglementaire dont bénéficient les reptiles et les amphibiens de France depuis les années 1980, le nombre d’espèces menacées pourrait donc augmenter significativement dans les années à venir si aucune action n’était entreprise pour améliorer leur situation», notent l’UICN et le MNHN. Et au-delà des plans nationaux d’action sur des espèces spécifiques, «des efforts plus globaux de conservation des milieux naturels sont aujourd’hui indispensables pour enrayer le déclin de ces espèces», concluent-ils.

[1] UICN: Union internationale pour la conservation de la nature; MNHN: Muséum national d’’histoire naturelle.



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