Renouvelables: une occasion manquée ?

Le 15 mai 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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renouvelables : Emmanuel Soulias regrette un manque de volonté politique.
renouvelables : Emmanuel Soulias regrette un manque de volonté politique.
France Infi

Seul, avec EDF, à pouvoir acheter l’électricité produite par des opérateurs bénéficiant de l’obligation d’achat, Enercoop attendait beaucoup du développement des énergies renouvelables. Un espoir un peu déçu.

Pour le directeur général d’Enercoop, le point d’orgue du quinquennat a été, sans nul doute, l’adoption de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte. «Le cap donné est conforme aux engagements pris lors de la COP 21», confirme Emmanuel Soulias. Hélas, le patron de l’énergéticien alternatif a rapidement déchanté: «Il ne suffit pas de voter la loi. Encore faut-il que les décrets et arrêtés d’application soient conformes à son esprit.»

feuille de route

Or les partisans des énergies renouvelables goûtent peu l’absence de feuille de route de fermeture des réacteurs nucléaires, sans laquelle éolien et solaire peinent à se développer. Bien sûr, convient-il, les choses évoluent: appels d’offres, dispositions fiscales encourageantes, simplification administrative. Mais cela reste insuffisant. Sur le terrain, les projets éoliens sont souvent attaqués devant la justice administrative par des associations qui font de l’abattage de turbine leur fonds de commerce. Il faut toujours 7 à 8 ans pour construire une ferme éolienne dans l’Hexagone, contre deux ans en Allemagne.

dynamisme excessif

Propriétaires des réseaux de distribution, les collectivités locales ne font pas montre d’un dynamisme excessif. Malgré la création de plusieurs centaines de territoires à énergie positive (Tepos), les renouvelables ‘locales’ marquent le pas. «Les Tepos, ça n’existe pas. On est à la limite de l’opération de communication», soupire Emmanuel Soulias. La faute n’en incombe pas seulement à l’Etat. «Ces collectivités manquent souvent de moyens humains, techniques, financiers. Et parfois de volonté politique.»

équations difficiles

Cette volonté semble d’ailleurs faire défaut à tous les niveaux. «Lorsqu’en 1973, le gouvernement Messmer a lancé le programme électronucléaire, il s’agissait d’une énergie nouvelle, chère, mal maîtrisée. Dans les années qui ont suivi, les pouvoirs publics et les industriels ont su développer des compétences, résoudre de difficiles équations financières et techniques et construire en deux décennies l’un des plus importants parcs nucléaires du monde. A l’évidence, ce n’est pas près d’être le cas pour les énergies renouvelables en France.»



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