Renouvelables: les Scandinaves montrent l’exemple

Le 23 décembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Parc éolien marin du Dogger Bank.
Parc éolien marin du Dogger Bank.
Statkraft

Les électriciens scandinaves montrent décidément l’exemple. Quelques semaines après l’abandon du charbon (allemand) par le Suédois Vattenfall, c’est au tour du Norvégien Statkraft d’annoncer un important investissement dans les énergies renouvelables.

La compagnie publique devrait leur consacrer 60 milliards de couronnes (6,6 milliards d’euros) au cours des prochaines, a-t-elle annoncé le 22 décembre par voie de communiqué. L’électricien le moins carboné d’Europe entend accroître ses capacités locales, mais surtout européennes et internationales. «Les projets concerneront, en priorité, l’énergie éolienne et l’hydraulique, mais nous regarderons les opportunités qui se présenteront dans le solaire et la biomasse», indique le PDG Christian Rynning-Tønnesen.

L’énergéticien espagnol Iberdrola a signé un contrat avec Areva pour la fourniture de 70 éoliennes M5000-135 de 5 mégawatts unitaires. Ces machines sont destinées à un parc en mer Baltique au large de l'Allemagne. Selon le communiqué, le montant du contrat est de 620 millions d'euros. Areva assurera en outre l’exploitation et la maintenance des aérogénérateurs pendant 5 ans. Les éoliennes seront fabriquées par Areva dans ses usines allemandes de Bremerhaven (Nord) et de Stade (Nord) et elles devraient être installées à partir de 2017, précise le communiqué d’Iberdrola.

En 2015, Statkraft devrait inaugurer les barrages de Corum (102 mégawatts, Turquie) et de Cheves (168 MW, Pérou). Réalisée dans le cadre du mécanisme de développement propre (MPD), cette dernière opération permettra à l’électricien norvégien de récupérer près de 400.000 crédits carbone internationaux par an.

Ces prochains mois, la compagnie devra lancer la construction du parc éolien norvégien de Fosen/Snillfjord (1.300 MW) et du barrage hydroélectrique péruvien de Rapay (162 MW). Statkraft pourrait aussi construire, en partenariat avec le groupe Tata, une centrale hydroélectrique de 420 MW dans l’Etat indien de l’Himachal Pradesh.

Pour financer son programme, Statkraft va procéder à une augmentation de capital, réduire le montant des dividendes qu’il verse à l’Etat et s’endetter.



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